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Il m'arrive souvent d'aller trop vite. Trop vite dans mes réponses. Trop vite dans mes décisions. Trop vite.

Je suis d'une famille où l'on a le verbe haut. Un papa italien cyclothymique, une maman bien décidée à ne pas se laisser marcher sur les pieds, une grande soeur au caractère bien trempé... Et moi la petite dernière, un peu rêveuse, un peu fragile, qui préférait aller parler aux oiseaux dans le jardin quand ça devenait trop "la grande scène de crise"...

Je me suis souvent réfugiée dans mon petit monde à moi. Les cailloux, les oiseaux, les étoiles, les arbres, ... Toute cette Nature était mon refuge. Mon oubli.

C'est plus tard que j'ai commencé à m'affirmer, avec mes copines et mes premiers amoureux. La petite fille silencieuse est devenue une jeune fille rebelle et impulsive. Mais toujours proche de la Nature. La forêt et moi avons toujours eu un lien viscéral. Et la nuit, aussi. J'adorais dormir à la belle étoile, dans un lit de camp, dans mon duvet, avec une paire de jumelles les soirs de pleine lune ou quand les étoiles étaient nombreuses. Ce lien est toujours là.

Pour rattraper mes envolées lyriques, j'ai parfois choisi d'offrir une gomme. Pour effacer mes erreurs.

Et un stylo 4 couleurs pour réécrire l'histoire. Mais parfois ça ne marche pas. Si la personne refuse de saisir le clin d'oeil. Alors on a le droit de recommencer à s'excuser, pour montrer que cela nous tient à coeur...

On peut utiliser aussi le symbole des effaceurs...

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Ou employer les grands moyens : repeindre toute la surface incriminée avec de la peinture blanche...

 

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Et croiser les doigts pour que ça marche... Passe, passe, passera, les excuses acceptera...

Selon la linguiste américaine Deborah Tannen : "Les excuses sont puissantes. Elles résolvent les conflits sans violence, réparent des brèches entre nations, amènent les gouvernements à reconnaître les souffrances des citoyens et rétablissent l’équilibre dans les relations humaines."

On gagne toujours à s'excuser lorsqu'on a blessé quelqu'un, même si la personne refuse nos excuses ou dit pardonner mais dans les faits ne change pas d'attitude envers nous. Certains psychologues affirment que s'excuser permet de restaurer notre estime personnelle, donnant une image de nous plus positive et l'impression de mieux maîtriser la situation.

En dernier recours, il reste le passage au karsher mais là ça dérive sur une conversation politique... Hé hé hé...

Vous connaissez Zouk, la petite sorcière qui a du caractère ? Elle veut toujours aider les animaux et protéger la planète par ses formules magiques. Comme elle est encore petite, elle ne connaît pas encore très bien ses formules et a tendance à faire des bêtises... Mais à la fin de l'histoire, tout s'arrange et à chaque fois elle promet de ne plus recommencer. "Jusqu'à la prochaine fois"...