Avant :

 

                 Tissage automne 6

 

Tissage automne 4

 

 

                Après :

 

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Comment peut-on s'acharner ainsi sur un objet inanimé et inoffensif ?

Un "objet" qui m'avait demandé des heures de travail... Il y a déjà quelques années, du temps de CréA'bracadabra...

Un objet qui représentait des moments de tissage calmes et solitaires sans emm... personne.

On pourrait penser qu'il s'agit de l'œuvre d'un fou furieux ou d'une folle à lier et c'est bien évidemment le cas...

On pense ne voir ça que dans les films mélodramatiques : une femme qui découpe toutes les chemises de celui qui l'a trompée, un homme qui jette par la fenêtre les robes haute-couture de celle qui l'a trahi, une jeune fille qui saccage un tableau à coup de cutter, un homme qui démolit une sculpture en plâtre à coup de burin...

Cela n'apportera rien de montrer ces photos mais ça me permettra de ne plus pleurer devant l'ampleur des dégâts. La colère s'atténue lorsqu'elle est exprimée, et là, je l'exprime sans me faire de mal.

C'est devenu un objet à quatre mains : les miennes, celles de la création... et les siennes, celles de la destruction.

Mes mains auront le dernier mot parce que je m'efforce de réparer, sauver, transformer, rafistoler, remanier... hors de question que cela finisse à la poubelle, le symbole serait trop violent. Cela donnera un truc moche mais toujours vivant.

 

Voilà, c'était juste un petit billet de blog, un billet pour un aller (avec ou sans retour ?) en forme de billet d'humeur...

 (Heureusement que ce n'était pas mon visage, l'objet de cette furie destructrice...)