Colza

 

Oui, ça fait plus d'un an, à présent. C'est définitif. Je suis végétarienne à tendance végétalienne, avec une conscience végane. Par respect de la vie animale, avant tout. Et par respect de la planète.

 

Lavachequipleure

                                                                 (Merci, Muaddibp pour le montage-photo !)

 

Je vais faire une pause-vocabulaire, parce qu'on se mélange un peu les pinceaux, par moment... Mais loin de moi l'idée de mettre les gens dans des petites cases, ce n'est pas mon truc !

Un flexitarien désigne une personne qui serait végétarienne mais mangerait occasionnellement de la viande ou du poisson. Pour la plupart des VG, cette notion de "flexitarisme" est un peu absurde : un animal mort n'est pas flexi-mort ! C'est dit sans jugement de valeur, mais les convictions sont les convictions...

Pour eux, un flexi n'est pas végé, quoi ! Vous suivez ?

Parfois, on y classe des gens très éloignés du végétarisme : "Je ne suis pas végé mais tu vois, je fais des efforts." Après tout, c'est un début...

 

Un végétarien ne mange aucun morceau d'animal mort (vivant non plus, évidemment...)

Si le végétarien mange des oeufs, il est ovo-végétarien. S'il mange des produits laitiers, il est lacto-végétarien.

 

Un pesco-végétarien (terme absurde pour la plupart des végés) devrait plutôt être appelé piscivore ou ichtyophage, selon nos préférences latines ou grecques, puisqu'il mange du poisson. C'est en gros un omnivore qui préfère le poisson. Il est parfois désigné par le terme semi-végétarien. Ce qui est tout de même un peu bullant... Le poisson, lui, n'est pas semi-mort, les yeux exorbités en manquant d'air...

 

Un végétalien ne mange aucun produit issu d'un animal : chair animale, oeufs, produits laitiers, miel.

 

Un végane est une personne végétalienne qui refuse toute souffrance et toute forme d'exploitation animale (cirque, zoo, corrida, chasse, ...), qui ne porte ni fourrure, ni cuir, ni laine, ni soie et refuse les produits cosmétiques testés sur les animaux.

 

Certains vont loin et parfois peuvent desservir leur cause. L'idéalisme ne saurait justifier l'extrémisme. C'est valable pour les religions mais aussi pour le véganisme, qui n'en est pas une.

C'est le cas d'une jeune femme qui se disait que donner son sang n'était peut-être pas végane à cause de la composition des poches...

D'autres véganes refusent de tuer même les poux et sont contre la possession d'animaux de compagnie.

Cela aboutit parfois à des discussions insensées et contre-productives de véganes s'invectivant pour savoir qui est le plus "pur" des deux. Ou comment se bouffer la vie...

Pour conclure, je dirais que le véganisme serait perçu comme un idéal - par définition impossible à atteindre - le long d'un trajet où c'est le chemin lui-même qui est beau. Une sorte d'asymptote : tendre vers un but sans jamais l'atteindre...

Dans cet idéal végane, on trouve le respect des animaux, le respect de la planète et le respect des humains, ce qui me convient plutôt bien.