J'en ai parlé ici : http://girlydivorce.canalblog.com/tag/contraception

 

Cygnes

 

Je vous ai raconté mes aventures avec le stérilet (sa mémorable pose et ses effets secondaires), avec le préservatif (son stress et son accident de parcours), avec la pilule du lendemain (suite du précédent)...

Depuis, j'ai abandonné l'idée du couvent auvergnat et j'ai repris une pilule. Une pilule progestative. Grâce à ma généraliste qui a bien cerné le problème et m'a dit qu'elle me trouvait en pleine forme depuis que j'avais divorcé et repris une vie de femme !

Quand j'ai dit à ma gynéco, quelques mois plus tard, que j'avais repris une pilule suite à celle "du lendemain", elle a froncé les sourcils, un peu inquiète... Mais quand je lui ai donné son nom, elle m'a dit : "Bon, votre généraliste a bien fait, c'est la plus adaptée pour vous et c'est celle qui a le moins d'effets secondaires." Me voilà - presque -rassurée. En plus, celle-ci ne fait pas grossir, m'a-t-elle dit en souriant. Zut...

Elle m'a aussi fait le compliment de l'année : "Votre col est parfait !"

Merci, c'est gentil, on se revoit en 2018...

Tous les soirs, à 20h, une alarme se déclenche sur mon portable pour me rappeler de ne pas oublier le précieux petit comprimé qui doit être pris à heure fixe (plus susceptible que les oestro-progestatifs, cette petite bête). Cela m'a d'ailleurs posé problème au moment du changement d'heure... Je fais quoi ? Je décale d'un quart d'heure pendant plusieurs jours ? Je reste à l'heure d'hiver ?

Et ça va recommencer deux fois par an...

J'ai aussi fait des kilomètres supplémentaires, pour une fois que je sortais, parce qu'arrivée à la soirée : "Oups, j'ai oublié ma plaquette !" Moi qui n'aime pas me faire remarquer par un retard, là, c'était gagné...

Mais bon, on ne plaisante pas avec la pilule progestative.

Bref.

Je n'ai pas d'autres choix. Il n'y a pas de contraception parfaite.

Mais quand est-ce que la pilule pour homme sera commercialisée ? Cela fait des années qu'on nous dit que ça avance...

Ce serait chouette, non, de pouvoir se répartir la lourde tâche : se démolir la santé à grand renfort d'hormones, s'angoisser à chaque retard de règles, voir sa libido changer, augmenter son risque de cancer du sein, bondir à l'alarme de son portable...

Allez, on partage ?

 

Je rappelle que pour moi, être féministe, c'est espérer une égalité sans nier la complémentarité homme/femme...