Une scène de ménage.

Drôle d'appellation, quand même. On peut imaginer une scène pendant l'aspirateur (trop bruyant), la vaisselle (trop glissant), la poussière (atchaaaa !)...

J'ai oublié de noter l'auteur (un psy), désolée. Mais d'après lui, il existe 3 couches à nos scènes de ménage, comme notre peau comprend l'épiderme, le derme et l'hypoderme.

L'épiderme est en surface. Ce sont alors de petits conflits, souvent dus aux malentendus entre les femmes et les hommes. Il paraîtrait qu'on fonctionne différemment, sur certains plans...

Le derme, plus profond, représente les vraies luttes, soit pour nous imposer et ne pas nous laisser "bouffer", soit pour opérer un rapprochement ou un éloignement. Il y a là un problème de fond, une gestion délicate des rapports de force et de l'intime.

L'hypoderme de nos scènes de ménage rassemble nos blessures d'enfance, nos blessures d'amour, nos blessures passées. Plus difficiles à appréhender, car ensevelies sous les strates de notre inconscient...

Ce n'est pas étonnant que dans le couple, on puisse y laisser sa peau !

Dans notre couple actuel, nous réglons des comptes avec notre passé. Il y a des répétitions et des plus-jamais-ça. C'est le gentil garçon qui pique et pique (et colère-gramme) sa nouvelle amoureuse sous couvert de "maladresses", parce qu'il s'est fait grignoter la vie pendant 20 ans par une mégère... C'est la femme qui se réveille à l'aube de ses 50 ans et se dit que sa vie n'est pas encore foutue si on l'aide à y croire encore au lieu de la rabaisser... C'est l'homme qui ne supporte pas la contradiction parce qu'il a toujours tout décidé seul... C'est la fille qui a tellement souffert qu'elle a blindé sa carapace à grand renfort de pointes acérées...

 

Collonges (2)

 

Nous représentons pour nos amoureux "un continent à explorer" selon l'expression du sociologue Augustin Barbara. Notre complémentarité forge l'intérêt de nos différences.

Buon viaggio, alora !