Vous le savez, cela ne va pas fort en ce moment.

Je suis limite à cloche-pied (oui, oui, ça m'a fait rire de te lire !) depuis 3 semaines. Médecin, radio, anti-inflammatoires, kiné, podologue... Je suis prise en mains (enfin en pieds !) mais ça va durer encore entre 4 à 6 semaines.

Je suis privée de défoulement sportif et ça me monte à la tête : je suis une boule de nerf... Souffrir est usant sur le plan mental, surtout quand la douleur lancinante me réveille la nuit et que je suis obligée de rester "tranquille" avec une poche de glace pendant que d'autres s'éclatent à vélo, à pieds ou autrement...

 

 

L'anecdote amusante de l'histoire, c'est la réaction du podologue postural à la première rencontre, sans que je ne lui ai rien raconté de ma vie.

Je suis montée pieds nus sur une plaque et l'image de mes appuis plantaires est apparue en couleur sur son écran.

"Vous êtes penchée vers l'avant, tout votre corps va en avant, vos appuis sont marqués sur l'avant alors que normalement cette zone ne doit pas être en rouge. Votre centre de gravité n'est plus équilibré. Je ne connais pas votre vie mais on sent que vous avez dû lutter et lutter pour aller de l'avant..."

Incroyable, comme le corps nous trahit...

 

 

Penchée

 

Oui, je suis en lutte pour aller continuellement de l'avant : un divorce, un déménagement, une reconversion professionnelle où je me dois me bagarrer pour obtenir un financement... et j'en passe. Je ne cesse d'être en lutte. Et aussi contre moi-même.

 

Le fait d'être penchée vers l'avant étire mes chaînes postérieures, et au bout d'un moment, le corps dit stop. Par la douleur. Je ne me suis sans doute pas écoutée, j'aurais dû réagir avant, mais me culpabiliser ne servira pas à me guérir.

Des semelles spéciales vont sans doute faire évoluer mon centre de gravité mais le podologue m'a conseillé de trouver ce qui peut me détendre...

Pour me détendre, j'ai besoin d'aller courir, marcher, nager, pédaler mais à cloche-pieds et en grimaçant de douleur, pas facile. Je tente les postures de yoga, la méditation de pleine conscience, la sophro, mais je ne suis pas douée. Par ailleurs, je n'ai plus aucune inspiration créative, en ce moment... Du coup, je rumine et je déprime et mon entourage ne m'aide pas, on peut le dire. Il y a des gens qui t'enfoncent au lieu de te porter vers le haut.

Bref.

Oui, ça sert aussi à ça, la blosphère, à se défouler par les mots...