Ruban rouge, petits fours et bulles... Fêtons dignement l'inauguration d'une nouvelle rubrique dans ce blog : Ma psy et moi !

     Oui, j'avais décidé d'attendre la fin de ma formation pour m'occuper de mon Moi. Cette année intense nous a beaucoup secoués, mes collègues et moi. Tous les lundis, journée complète avec une psy, ça nous a bousculés. On a parlé de la mort, de sexe, d'enfance, de couple, de psychose et de tout un tas de trucs sympas. On s'est mis en scène dans des psychodrames poignants ; notre petit groupe avait une complicité suffisamment forte pour gérer l'ascenseur émotionnel. (Qu'est-ce qu'on a pu pleurer, le lundi, cette année !)

 

     J'ai donc choisi début juillet une psy-sophrologue et on a eu quelques séances avant celle où je suis arrivée en lui disant : "Je viens d'être jetée par sms le jour de la Saint-Amour, vous le croyez, ça ?" Elle a été précise et efficace pour que je puisse aller bosser 4h après la séance de sophro.

     C'est une jeune femme brune, jolie (ce qui ne gâche rien) et souriante. Deux fauteuils face-à-face. Des coussins et une boîte de kleenex sur la table basse (qui ont été utiles lors des premières séances). Elle m'a dit que ma nouvelle couleur de cheveux était plus en accord avec ma personnalité. (Ah, elle me connaît déjà trop... ?)

     Elle écoute, reformule, questionne, on est dans un échange. Et ça me convient. Elle m'a juste carrément légèrement agacée à me dire : "Bon, il va falloir qu'on parle de votre rapport au corps, à la séduction, vous parlez souvent de poids, surtout au figuré, je me demande s'il n'y a pas eu un peu d'anorexie mentale..." Je ne pensais pas qu'elle pourrait sentir ça alors que je n'ai absolument pas effleuré le sujet !

 

     On a évoqué le fait que j'avais envie de légèreté dans ma vie et que ça m'embêtait d'avoir rencontré en soirée un enseignant-chercheur qui pourrait éventuellement être mon type d'homme sur le plan physique et intellectuel. Je ne suis pas prête pour repartir sur une histoire, quelle qu'elle soit. Mais je jubilais intérieurement quand il m'a demandé mon 06 ! Elle m'a dit qu'il y avait "pas mal d'échelons où placer le curseur", que même "un sex-friend, ça pouvait le faire, pour le moment" et que j'aurais "le droit de poser mon cerveau sur la table de chevet"... Elle emploie le même vocabulaire que moi !

     Elle a marqué des points, ma psy.

 

                                 Laines2

 

     Je pense qu'elle mérite bien une rubrique, parce qu'un travail d'équipe nous attend, toutes les deux, pour dénouer les noeuds du fil de ma vie...