Je commence par le post-scriptum. PS : ce soir, je sors avec une collègue de formation devenue rapidement copine puis amie, pour bien commencer mon dernier week-end avant ma prise de poste lundi... trop contente !!!

    Si vous avez du temps, ces deux filles-là sont excellentes ! "On les emmerde, on prend la poudre d'escampette, toi, moi, nos baskets et nos deux paires de gambettes..."

 

Délinquante | La poudre d'escampette | "Copines! 10 ans déjà! le live!"

   

 

     Dans ma vie actuelle, je constate combien est impressionnante la puissance du mental : il a suffi que je décide de tourner la page (après avoir appris la présence de "Carglass") pour me sentir à nouveau vivante. 

     En repartant en arrière, les yeux grands ouverts (j'ai donné mes oeillères à la braderie d'Emmaüs), je savais au fond de moi que c'était fini déjà, ici (c'était son dernier commentaire !):

     CLIC: http://girlydivorce.canalblog.com/archives/2019/01/23/37041717.html

     (Quand je relis certains articles de ce blog, il y a eu tellement de moments où j'ai pleuré et maudit celui-dont-j'ai-oublié-le-nom... J'ai rentré les crocs désormais, le chapitre est refermé... manque juste qu'il règle la question financière... s'il lit encore - et il ne devrait pas - mais il lit quand même - j'attends toujours un papier signé de sa main comme preuve d'engagement à me rembourser ma part de la maison de campagne dont il rêvait).

    

     Oui.

     Me voilà à nouveau vivante.

     Plus vivante et plus forte que jamais.

     Certaines rencontres aident bien, il faut l'avouer. Je suis désormais entourée de gens positifs et qui m'aiment sans vouloir me transformer. Je suis un peu perchée, un peu entière, mais aucun risque de s'ennuyer avec moi. Mes copines en sont persuadées !

     Quant aux hommes, l'un d'eux a réussi le tour de force d'ouvrir une brèche dans la cotte de maille emberlificotée autour du petit bidule qui palpite dans ma poitrine. Un mec intelligent, brillant même (Si je n'admire pas celui qui me parle, c'est mort). Une belle carrure de sportif (Si je n'ai pas un minimum beaucoup d'attirance physique, désolée, mais c'est mort, on peut ne pas être que sapiosexuelle !). Une ouverture et une générosité envers les autres (Si le gars est un constipé de l'amour ou un radin des sentiments dès le début... c'est mort)... 

       (Et oui, j'aurais dû écouter mon intuition et sentir qu'avec celui-dont-j'ai-oublié-le-nom, c'était par avance mort de chez mort d'la mort !!)

     Restons sur celui-qui-a-du-talent-pour-voir-sous-l'armure.

     Je lui ai demandé s'il pouvait faire l'effort d'être désagréable, glacial et stupide pour éviter que je ne commence à m'attacher déjà un petit peu, et ça l'a fait rire, je ne comprends pas pourquoi. En plus, il exprime l'envie de me revoir, alors que moi, je raccommode le maillage encore un peu plus serré. (Mes copines qui, elles, savent coudre, se foutent de moi !)

 

     Bref.              

       

                    *     *     *     *     *     *     *

 

                  Entrons dans les territoires érotiques de l'imaginaire...

    

 

      "Ce n'est pas le corps d'un homme qui le rend désirable, c'est ce que son corps pourra me faire ressentir lorsqu'il me touchera, c'est là qu'est le frisson : penser à ce que son corps me fera éprouver..."

                                                                                                           Jamaica Kincaid, écrivain antillaise.

 

    C'est par une description littéraire que j'ai choisi d'aborder l'intensité du désir féminin et le rôle central que joue l'imagination.

 

                                     Collioure    (Souvenirs avec un S majuscule...)

 

     Nancy Friday, pionnière en la matière, a publié en 1973 un ouvrage où des femmes se livraient en toute sincérité : Mon jardin secret. Déclenchant un scandale, il a permis de faire comprendre que recourir à des fantasmes érotiques pour parvenir au plaisir n'était pas scandaleux (oui, c'est un mot que j'affectionne). Il n'y a pas à avoir honte de son imagination pour voyager par le mental afin que "le rapport sexuel ne soit pas uniquement une performance physique" (je cite).

     L'imaginaire est un réservoir archaïque au delà de toute règle démocratique. La vie à deux est basée sur des sentiments stabilisants tels que tendresse, confiance, complicité (miel, confiture et bonbons roses) alors que les fantasmes érotiques sont très souvent fondés sur un rapport dominant/dominé ou impliquant une intrusion d'inconnus dans le lit conjugal (toujours d'après Nancy Friday, mais elle n'est pas la seule à l'évoquer).

     Certaines personnes n'arrivent pas à vivre leur imaginaire de façon ludique, le fantasme est pour elles une trahison.

     Je vois les territoires de l'imaginaire érotique comme le théâtre mental dans lequel le metteur en scène s'amuse. Selon Nancy Friday, "la sexualité implique une certaine dose d'imagination, presque de folie. Il faut savoir jouer et se dédoubler, pour faire émerger tous ses aspects cachés".

     Elle a aussi écrit que "depuis qu'elle avait raconté certains de ses fantasmes dans un livre, ceux-ci étaient devenus inefficaces et ne l'excitaient plus". Je n'y crois pas, pour ma part, parce que si la révélation tuait le désir, beaucoup de femmes qui écrivent ou bloguent auraient appris à se taire...

     Et si je ne parle pas des hommes, ce n'est pas que je m'en désintéresse, c'est parce que j'ai surtout lu des femmes, sur ce sujet.

 

 

     Bon week-end à vous, mes lectrices et lecteurs préférés et aussi les 70 personnes en moyenne qui passent me lire chaque jour !