Dernièrement, il m'a été reproché de trop parler de poids. De l'extrême maigreur ou du surpoids. On m'a reproché d'être lourde, en quelque sorte. Je le comprends. Je le concède. Je suis un peu con, par rapport à ça.

     Mais on peut me comprendre, le poids a été une obsession, une blessure, une fêlure.

     Alors j'assume : oui, le poids, c'est important, chez moi. Pour moi. Et pour mes personnages fictifs (teintés de réel). Ceux-ci ont souvent des problèmes d'anorexie ou de rondeur. Je les modèle ainsi, je les aime avec leurs propres blessures d'image d'eux-mêmes.

     Vous n'avez pas fini d'en lire, des textes qui évoquent le poids. J'en parle aussi avec mes proches ou mes moins proches, c'est une conversation courante chez moi. C'est si rare, les gens qui vont dire : moi, j'ai pile poil le poids qui me va.

 

Hourtin

 

     Quant à moi, je remonte enfin. Début août, je suis descendue à moins de 42 kilos. Après, j'ai arrêté de me peser, pendant un certain temps ! Ensuite, j'ai pu remonter à la surface et sur la balance.

     42 kg : peut mieux faire (doit acheter des pantalons taille 34).

     42,5 : commence à voir le fruit de ses efforts.

     43 kg : en progrès...

     43,5 : en marche vers la réussite.

     44 kg : bravo, élève motivée !

     44,2 kilos hier. Des compétences solidement acquises.

     Objectif : pour passer en classe supérieure, atteindre 45kg et les dépasser (remplir les pantalons taille 36). 

     Je m'oblige à manger plus que ma satiété ne le demande pour compenser le sport intensif qui m'a tenue à bout de bras au niveau psychique.

 

(Quand je pense qu'il a eu hier l'audace de me demander - par sms - la moitié des frais du rachat de ma part de la maison... Après m'avoir écrit auparavant qu'il me rembourserait 100% de la somme que j'ai mise... Il y a quand même des mecs qui osent tout, surtout le pire !)

                  Mais laisse-moi te chanter, hé hé hé hé hé hé...

 

 

     (Fermons la parenthèse)

     Mon poids étant revenu à un niveau acceptable, je me sens à peu près en forme psychologiquement et physiquement. Je ne crie pas victoire trop vite, je connais mes faiblesses automnales. Mais le travail où je me sens tellement utile et à ma place me donne une force incroyable, c'est jubilatoire. Quand, lors de rencontres, je parle boulot, les gens sentent bien que je suis passionnée et je leur ouvre l'univers des EHPAD avec une autre vision.

     Ces rencontres amicales, ces sorties où je parle avec des gens d'horizons si différents sont une richesse que je redécouvre depuis que je vis seule. Et pour rien au monde je ne renoncerai à ça. Et comme mes dernières rencontres "plus qu'amicales" sont sur le même modèle que moi, aucun risque de s'envahir...

     Arrivés à un certain niveau dans la vie, on a été tellement déçus qu'on s'est blindés. Alors on se donne ce qu'on peut, des miettes de nous, des paillettes de vie, des bouts d'étoile, des morceaux de meilleur... sans le pire.

 

               La suite, on verra...

 

 Pour lutter contre l'automne : Summer 2019, LEJ (j'en ai déjà parlé, de ces filles talentueuses qui n'ont pas peur de se mouiller)...

L.E.J - Summer 2019