Vous le savez, j'ai une certaine expérience en matière de rupture. Pas que je m'en vante, bien au contraire. Si j'avais trouvé mon Prince-pour-la-Vie à 16 ans, je n'en serais pas là.

     J'ai connu des ruptures par sms. Par lâcheté. Des ruptures choc. Ok, je t'ai trompée avec cette fille mais ça ne compte pas. Des ruptures de goujat. Faut que tu t'en ailles, ma femme va pas tarder. Des ruptures de lâche. Je ne t'aime plus depuis des mois mais j'arrivais pas à te quitter. Des ruptures pas nettes. T'es trop bien pour moi, tu comprends. Bah non, il y a des ruptures auxquelles on ne comprend rien.

     Il y a aussi des ruptures par courrier. Des belles lettres d'amour/d'adieu. J'aurais peut-être dû en garder certaines.

     Bref. 

     Je ne me fais plus aucune illusion quant à la lâcheté masculine.

 

Une pierre dans mon jardin

                           (oui, oui, il y a bien écrit : Une pierre dans mon jardin)

 

      Quand c'est moi qui ai rompu, j'ai préféré le face-à-face. Ne reculant pas devant les kilomètres pour annoncer la bonne nouvelle. Sauf une fois, où j'ai choisi la missive écrite. Lâcheté féminine, oui. Je ne pouvais pas me regarder dans la glace en l'ayant trompé, étant donné que je me considérais déjà comme libre. Ok, c'est nul et lâche, je le concède. J'avais 23 ans.

 

     Pour donner des idées à celles (ceux) qui le feront par écrit, voici quelques pistes...

 

     Version sympa :

      Mon cher amour,

Nous avons vécu des choses fabuleuses, incroyables, qui resteront gravées dans ma vie comme un soleil. Je me sentirais bien égoïste de ne pas en faire profiter d'autres bonnes âmes. Va, sème le bonheur autour de toi. Moult femmes t'attendent !

(vraiment sympa)

 

     Version secrétaire :

      Monsieur,

J'ai le regret de vous informer que votre candidature n'a pas été retenue au poste d'homme-de-ma-vie. Vous ne correspondez pas aux critères requis pour le profil (fidélité, maturité, générosité, etc). En conséquence, je vous prie de bien vouloir récupérer vos affaires au plus vite. Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mon plus sincère mépris.

 

     Version sportive :

Un jeu partout. Balle au centre.

Victoire par KO. Je quitte le ring, mais je sais que tu as déjà trouvé une remplaçante.

 

     Version joueuse :

Un mot qui commence par a et qui finit par dieu... Tu l'as ?

(S'il ne l'a pas, ça veut vraiment dire que c'était un pur crétin et que vous avez bien fait)

 

     Version littéraire :

 Ainsi va la vie, elle court, va et virevolte, emportant au passage les amants éconduits... Vous fûtes un bel oiseau de passage, je reprends mon envol vers des contrées lointaines où vous ne sauriez me suivre... La plume tourbillonne dans le vent telle une feuille morte automnale..."

(Ouais, il est foutu de ne rien capter et de répondre par sms : "lol ptdr trop bien ton dernier début de roman. Toujours ok 20h au Roof ?")

 

     

Les délinquante - Je t'aime tellement - Wattrelos la boîte à musique

 

     Ils ont oublié un S à Délinquantes, navrée, je ne peux pas modifier. Elles sont vraiment drôles ! Prenez le temps de les écouter...

("Je t'aime tellement, tu seras fière de ma cuisine et de mon cul si tu m'amènes à la piscine... J'arrête le tir, j'arrête l'escrime... mais si tu me quittes"...)

 

 

     Je vous laisse trouver les versions suivantes dans les commentaires. Je ne dois pas être la seule à en avoir plein la musette, des versions originales - ou pas - de ruptures. Désormais, je me protège pour ne pas avoir à en vivre une autre à nouveau.

     Le principe : blinder la carapace pour éviter la torture ninja.

                (Comme je ne suis pas la seule à me blinder, aucun risque)

 

                       Et vive la vie, quand même, quoi !