Automne

 

     Pas envie de m'étaler à propos de mes agacements actuels, mais en parler, c'est aller vers le détachement.

     Mon ex-mari raccourcit les week-ends pour m'empêcher de vivre ma vie (contrairement à ce qu'il prétendait, il n'a toujours pas digéré notre divorce ?!) et c'est sujet à de bonnes prises de bec (s'il croit qu'il va me "coincer", c'est raté, nos enfants sont grands et savent très bien rester seuls). 

     Mon ex-coloc, lui, par courriel, m'a demandé la caution entière alors qu'il n'en a payé que la moitié (que je ne récupèrerai peut-être pas en entier le jour de mon déménagement). Il me demande de refaire le bail sans son nom et sans la caution de ses parents (si ça l'amuse de payer pour ça alors que je vais déménager au pire au printemps ou cet été... on en a bien ri, la dame de l'agence et moi... c'est tellement ridicule, maintenant que je suis en CDI et avec mes parents qui sont caution !). Il me demande aussi de mettre son lave-vaisselle dans le cabanon de jardin pour être sûr de le récupérer sans me voir (avec mes petits bras musclés, à mourir de rire ! J'attends qu'il missionne un collègue avec un diable pour ça...)

     Bref.

     Vous comprendrez que je désire penser à autre chose. Me concentrer sur le positif de ma vie (et le Diable sait s'il y en a !)

 

     Sous le charme de la voix grave de Clara Luciani (déjà, son nom italien, proche du mien, me séduit). Touchée par sa voix de tête si émouvante.

     Parfois, je pense également que "je n'ai pas l'étoffe, pas les épaules pour me conduire comme une femme". J'agis parfois plutôt comme un homme. Quant aux relations homme / femme.

     Je vis vraiment "une drôle d'époque".

 

Clara Luciani - Drôle d'époque (live)

 

     On entend beaucoup La grenade...

     "Qu'est-ce que tu crois, je ne suis qu'un animal déguisé en madone... Sais-tu que là, sous ma poitrine, une rage sommeille que tu ne soupçonnes pas... Prends garde..."

 

Clara Luciani - La grenade

 

       

             Oui, prends garde, toi qui souhaites m'apprivoiser.

"Je pourrais te faire mal, je pourrais te blesser, oui, dans la nuit qui frissonne..."