Avant tout, je tiens à présenter mes excuses à ceux que je vais choquer. Mais mes commentateurs fidèles (enfin celles et ceux qui résistent !) me connaissent....

     C'est l'époque où vous, les gens, vous pensez à la dinde, au foie gras, aux huîtres, aux amuse-bouches, à la bûche à la crème au beurre, aux macarons colorés, aux meringues, aux chocolats... au grand remplissage des fêtes de fin d'année.

     Et moi, comme une sorcière, je vous sors un sujet sur la maladie de la bouffe : l'anorexie ! (Oui, j'ai bien conscience que j'exagère)

     

Balance

                Objectif atteint : j'ai réussi à reprendre du poids et atteindre 45 kilos, youpi !

(J'ai bien ri, en entendant une résidente, déficiente auditive, dire à une autre sur un ton qu'elle pensait "chuchoté" : "ah, bah celle-là, elle doit manger que des haricots verts !"... "et non, pas du tout, je mange bien, mais je ne stocke pas"... "en même temps, vous dépensez de l'énergie, ici !" m'a répondu l'autre résidente, la première étant un peu gênée que je l'ai entendue)

 

     En Occident, minceur rime avec beauté. D'après Rebecca Shankland, psychologue spécialiste des troubles alimentaires, "L'impératif de la minceur est intégré dès l'adolescence. Tout particulièrement chez les filles, qui, pour des raisons hormonales, ont une nette tendance à fabriquer davantage de masse graisseuse que les garçons. Entre 12 et 14 ans, 80% d'entre elles auront fait au moins une fois un régime."

     Les régimes peuvent être une porte d'entrée vers l'anorexie, mais pas forcément. Les raisons de l'anorexie sont complexes, puisant dans l'histoire personnelle et l'environnement de celles / ceux chez qui elle se déclare. Sur la balance, le poids dégringole mais dans leur tête, ce n'est jamais assez. Cela devient obsédant. Ce jeu mortel a pour seule règle : s'affamer.

    D'après Ludovic Giquel, psychiatre spécialiste des troubles alimentaires à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, on observe certaines caractéristiques communes aux anorexiques. Par exemple, des relations conflictuelles avec leurs parents, un perfectionnisme, une exigence envers eux -mêmes et un sentiment d'insécurité parfois injustifié. Peur de décevoir, voire de "perdre" ceux à qui l'anorexique tient.

     Se focaliser sur son assiette permettrait ainsi de combattre ses angoisses.

     On considère désormais que l'anorexie fait partie des addictions, des dépendances. Selon Philippe Jeammet, professeur en pédopsychiatrie, les anorexiques pratiquent le déni comme les toxicomanes : ils trichent avec eux-mêmes, déployant des stratégies d'une finesse inouïe pour brouiller les pistes.

     Parce qu'ils ont l'air d'aller hyper bien...

     Effet pervers du jeûne : les molécules euphorisantes et coupe-faim, couplées au sport intensif secrétant des endorphines... La pente dangereuse vers la dénutrition... La mort au bout de la fourchette...

   

     Merci en particulier aux lecteurs / lectrices de l'ombre, ceux qui lisent en suivant le tag "Maigreur" ou "Anorexie", ceux qui laissent un petit message caché, ou pas.

     Si je termine par "bon appétit", ça risque d'être mal interprété.

     Alors juste merci.

 

 

     Règle n°3 : Croquer la vie à pleines dents.