Voyage à divorce land

17 octobre 2019

L'éducation sexuelle des enfants au XXIème siècle (2)

     Marche pour le climat / Marche pour l'égalité

    

         climat 2

 

     Combien étaient-elles, parmi les manifestants, à brandir leurs pancartes, à Paris en mars, ces émules de Greta Thunberg, à la bouille d'ange et au regard dur ? Et combien étaient les mères à être si fières de la détermination de leurs filles ? Elles se sont amusées des slogans : "Les calottes sont cuites" ou "La fonte des glaces, c'est que dans le pastis"... Elles ont été plus étonnées devant les panneaux à caractère sexuel comme celui d'une toute jeune fille : "Bouffe mon clito, pas le climat !"

 

                             climat

 

     Ah oui, nous, en 1986, on était d'une violence contestataire ultra soft avec nos "Devaquet, au piquet !"

     On a pu aussi lire ""Ma planète, ma chatte, sauvons les zones humides" tandis qu'un des slogans entonnés à tue-tête clamait "Je suis aussi chaude que le climat". Moi, ça m'a bien fait rigoler, certaines de mes nièces en faisaient partie. 

     Les filles ont été bien plus virulentes que les garçons, là. En même temps, "Bouffe ma ..., pas le climat", ça n'aurait peut-être pas eu la même résonnance à l'ère MeToo.

     Les filles, de nos jours, peuvent avoir un côté provoc' et vulgaire pour revendiquer l'égalité. Mais n'est-ce pas la même problématique que celle de notre adolescence, où l'on parle haut et fort parce qu'on crève de trouille à l'intérieur ? Zones humides et mystérieuses où l'on a peur de se perdre...

     Enfin le slogan le plus fédérateur était "Nique pas ta mer". La génération Climat est osée, crue, mais pas ingrate envers les Mamans !

 

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15 octobre 2019

L'éducation sexuelle des enfants au XXIème siècle (1)

 

 

     De nos jours, ce sont toujours les manuels scolaires, les copines mais également internet qui font office d'éducation sexuelle. Les jeunes filles de maintenant ont rarement des échanges avec leur mère. Elles ne sont pas forcément mieux loties que nous ne l'étions.

     C'est plus facile avec des garçons, j'imagine. Comme je n'ai pas de fille, je n'ai pas ce problème à gérer. Mes garçons savent où sont les préservatifs à la maison, savent que faire l'amour n'est pas ce qu'on voit sur internet, que c'est beau et que ça fait partie des plaisirs de la vie (j'imagine qu'ils m'ont crue ?) et savent que s'ils ont envie de parler, je suis là (mais je pense que ce n'est pas à moi qu'ils parleront).

     D'après Didier Dumas, psychanalyste pionnier de l'analyse transgénérationnelle, la sexualité continue à se transmettre dans les relations mère-fille en mode fantôme ; l'absence de parole explique la fragilité sexuelle des ados filles et les tentatives de suicide deux fois plus nombreuses chez les filles que chez les garçons.

     Les filles s'identifient en premier lieu à leur mère, asexuée du fait de son silence, et cela explique les grandes difficultés qu'elles connaissent à l'adolescence. Le silence ancestral est "la première ceinture de chasteté transmise par les générations antérieures". Les femmes n'emploient pas encore beaucoup les mots liés à la sexualité. Quelques humoristes s'y sont attelées (mention spéciale à l'irrévérencieuse Blanche Gardin). Des écrivains, des journalistes et des blogueuses, aussi.

 

                   blanche-gardin-1200x726

 

     Oui, les femmes ont le droit de parler. Les femmes ont le droit de laisser apparaître leur sexualité autrement qu'à travers les fringues ou le maquillage... Usons du pouvoir des mots.

 

Blanche Gardin - Ne recherchez pas le consentement des femmes

            

 

                                 ... la suite au 2è épisode...

 

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13 octobre 2019

Randonnée caritative au profit de la Banque Alimentaire

 

     Juste un petit mot pour vous raconter mon dimanche matin. Un peu avant 8h, j'arrive devant la banque alimentaire pour l'inscription à la randonnée. Le principe : arriver bien chaussé, avec du café, du sucre, de la farine ou autre et sa bonne humeur !

      J'ai rendez-vous avec un groupe de randonneurs. On est tous un peu endormis. C'est la pleine lune. Mon samedi était riche en émotions. Je suis carrément en manque de sommeil. Mais je suis avec un bon groupe : motivés, motivés. Chaussures de rando aux pieds. Elles sont usées, les miennes. (Mon ex-PUPC m'a bien fait marcher, on peut le dire, mais maintenant, je vole).

    

Rando (2)

 

     On sort assez vite de la zone pour marcher à travers la campagne endormie. Des champs, des bois, des bonnes conversations, des petits chemins de terre, des rires, du soleil, des atomes crochus. 3 heures de rando, 15 kms, dont le principal attrait sont l'action caritative et le plaisir de parler avec mes collègues du jour. Un ravitaillement à mi-parcours et un rosé pamplemousse final. Une rando bien organisée !

     Le sentiment d'avoir fait un truc bien, aujourd'hui. J'ai rencontré de belles personnes. Vraiment.

     Des futurs copines, des futurs potes de soirées... Il y a des gens que je vais revoir bientôt, c'était prévu, mais j'adore remplir mon agenda d'imprévus.

     Je suis contente de ma matinée. Oui, ça vaut le coup de mettre mon réveil un dimanche matin !

   

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10 octobre 2019

Me too / Meetic

 

     

     Avant tout, je précise que là, c'est pour-de-faux ! Je suis plus Me too que Meetic, vous l'aurez compris.

     Mais si un jour on m'obligeait à m'inscrire sur un site de rencontre entre femmes et hommes (sous la menace d'un sabre laser), voilà comment je rédigerais ma présentation.

 

Chouette

 

     Pseudo : Pomme

     Nom : non, non

     Prénom : Pascale

     Sexe : pas en ce moment

     Ville : du côté de Poitiers

     Âge : avec mes copines 15 ans et demi, avec les mecs 25 ans et demi, en soirée 35 ans, au boulot entre 8 et 48 ans

     Signe astrologique : sorcière ascendant féministe

     Profession : éleveuse de chouettes et créatrice de balais volants

     Statut marital : célibataire, sinon je me serais inscrite sur un site de jeux en ligne et pas sur un site de rencontre, enfin !

     Taille : 1,70 sur la pointe des pieds - 1,75 avec des talons (comme j'en mets pas, peu importe)

     Poids : plume

     Yeux : presbyte surtout le soir à la chandelle

     Cheveux : roux en ce moment

     Loisirs : écrire des bêtises sur un blog, dire des horreurs avec mes copines, lire (surtout des livres psycho-socio), boire un verre avec des potes, dîner au resto, danser jusqu'au bout de la nuit, concert intimiste, etc.

     Sport : sport à deux, natation, rando, course, yoga (si, si, c'est aussi du sport !)

     Caractère : plus ou moins désagréable selon la période du cycle

     Qualités : intelligente, drôle et portée sur le sexe

     Défauts : intelligente, cynique, portée sur le sexe, hypersensible, exigeante, collante, entière, impulsive... Trop pour tous les citer !

     Type d'homme : grand (enfin au moins un peu plus grand que moi), sportif (pas trop quand même), intelligent (Minimum requis : les sms commençant par "sa va" seront éliminatoires), propre, affectueux, ayant tous ses vaccins à jour, toiletté et pas trop difficile pour les croquettes.

   

P8090058

 

     Voilà ! Je suis sûre que j'aurais du succès, avec une chouette présentation comme celle-ci !

    

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08 octobre 2019

Lettre à Stéphane

 

    

      Salut, toi.

 

     Nous nous sommes revus en soirée. Tu étais accompagné. Pas moi. Une blonde anorexique, perchée sur des talons de 12 cm s'accrochait à ton bras. Elle était sublime, avec son air constipé et sa taille de moustique moulée dans un fourreau noir. J'ai hésité entre lui offrir un microlax ou un Triple cheese bacon pour éviter qu'elle ne tombe d'inanition.

     J'ai regretté d'avoir misé sur le confort - jean / ballerines - pour danser toute la nuit avec mes vieilles copines. Je me suis sentie moche.

     Tu m'as regardée longuement. Avec le même petit sourire qu'autrefois. La fossette gauche plus marquée. Ta conquête est partie au bar. Tu m'as glissé à l'oreille que j'étais toujours aussi belle. Je t'ai conseillé de prendre un rendez-vous en urgence chez l'ophtalmo. Non, tu n'as pas changé, tu es toujours aussi belle, et aussi drôle. Je me suis sentie rougir et je n'ai rien eu à rétorquer. Tu es resté le seul à me rendre muette. Ton souffle dans mon cou m'a donné un petit frisson dans le bas du dos.

     Tu as pris un peu de ventre, toi. Tes joues sont moins creuses. Tu as dû continuer la muscu, tes biceps explosent dans ton petit pull noir. Tu devrais choisir la taille au-dessus. Tu es toujours aussi canon, mais ne rêve pas, aucun risque que je te le dise. La barbe qui te mange le visage est poivre et sel et ça te donne un air plus sérieux. Tes 20 ans sont loin, Stéphane. Ton charme est pourtant intact.

 

     Danger : tous les voyants sont dans le rouge !

 

     Instinctivement, mue par un puissant réflexe pavlovien, j'ai mis en place le processus infaillible dans mon hémisphère gauche. Réciter le mantra en inspirant par le nez : "Interdiction-de-tomber-amoureuse-stop-danger-ne-pas-retomber-amoureuse-stop-danger-etc."

     Mon hémisphère droit était déjà en train de se demander si notre complicité au lit serait intacte après 10 ans. Moi qui croyais la partie droite de mon cerveau limitée à des activités basiques telles que regarder la télé, reconnaître ma mère à 2 grammes par litre de sang ou lire une carte.

     L'hôte de la soirée et moi avons bu ensemble quelques verres - de trop - et on s'est bien défoulées sur nos déboires sentimentaux. Ma vieille copine de collège. Tu en as eu, des hommes, dans ta vie. Moi, à côté, je suis une oie blanche. Mais une oie de Noël. Dodue et luisante à souhait. Célibataire depuis 6 mois, la dinde. Elle a pris 6 kilos. Boulotter devant sa télé est devenue l'essentiel de son activité post-boulot.

     Demain, c'est décidé, je reprends le running. ET rendez-vous chez ma coiffeuse, aussi.

 

     Danger : tous les voyants sont dans le rouge !

 

     Mon dieu, Stéphane, mais qu'est-ce que t'avais besoin, de me glisser ton numéro de portable sur un post-it, en m'embrassant dans le cou ? Pendant que ta blonde dansait juchée sur ses talons vertigineux. Merci Britney Spears.

    Flottant à 20 cm du sol, je suis rentrée chez moi avec des paillettes dans les yeux en souriant bêtement.

 

   

Utilisée BlogLac (3)

 

                         Danger : tous les voyants sont dans le rouge !

    

 

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06 octobre 2019

Quelque chose à dire

 

     N'allez pas croire les gens qui disent chanter pour eux. On ne chante pas pour soi ou pour sa glace. On écrit, on joue, on danse, on peint, on gueule pour jeter des passerelles entre les autres et soi. 

 

 

Lettres

 

    

     C'est pour ça que j'écris : j'ai quelque chose à dire aux autres. Et j'espère qu'ils m'entendent. J'en ai noirci, des petits carnets, des cahiers à spirales et des feuilles volantes. Des lettres, des coups de gueule, des témoignages, des coups de cœur, des bouts de romans où les héros meurent dans d'atroces souffrances.

     Et un jour, j'ai commencé à bloguer... Avec quelques pauses et un changement de direction...

     Voyage à divorce land, m'est devenu indispensable. La-fille-du-Bilan avait appelé ce blog mon "espace de liberté" lorsque j'avais évoqué les thématiques. Souvent, j'écris 3 ou 4 sujets à la suite. Tous les jours (ou toutes les nuits). Pendant une semaine. Puis plus rien pendant 10 jours. J'aime avoir plus d'une dizaine de sujets écrits à l'avance. Et petit à petit, je publie, après avoir relu. Il m'arrive de changer deux ou trois mots, quand je me trouve trop virulente ou que mes propos me paraissent trop crus osés... Mais la plupart du temps, je publie sans toucher à rien. Je rajoute 2 ou 3 éléments de mon quotidien, je cherche dans mes photos l'illustration adéquate, et ça m'amuse quand je sais que les lecteurs ne verront pas le rapport mais moi, si.

     Certaines personnes m'accompagnent depuis les premiers mots de ce Voyage à divorce land. Ils se sont en quelque sorte attachés à moi et ils sont devenus des compagnons de route. Certain(e)s ont fait office de GPS, de soutien, de boussole... Sur l'autoroute du divorce où j'ai assumé les excès de vitesse, les lits petites routes de campagne où je me suis perdue, les ornières chemins de terre où je me suis embourbée... D'autres personnes ont disparu, j'en regrette certaines. Une en particulier (tu le sais, ma Grande).

     Mais j'ai compris une chose : je ne donnerai pas plus le lien à un homme de ma vraie vie. (Tout ce qu'il a lu a pu se retourner contre moi).

     Trop dangereux.

     Bombe à retardement sans code de désactivation.

 

     Cet espace de liberté est libre parce que je suis à nouveau libre. 

(Je n'osais plus trop délirer sur les fantasmes sachant que mon mec lisait, lol !)

 

Leïla Huissoud - La Niaise [Clip Officiel]

               La niaise voudrait pas virer conne
               Ça tient en peu de subtilité.
               Il paraît qu'à trop croire en l'homme
               Y en a quelqu'une qui se font baiser.
                                 ***
               Tu l'imagines, ma petite gueule ?
               Le sourire paumé en chemin
               Parce que ça plaît plus à personne,
               Quand la gosse se change en chien
               Et que le chien grogne.

 

 

            Libérée, délivrée. Plus que jamais...

 

 

 

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04 octobre 2019

Les territoires de l'imaginaire

     

 

       Je commence par le post-scriptum. PS : ce soir, je sors avec une collègue de formation devenue rapidement copine puis amie, pour bien commencer mon dernier week-end avant ma prise de poste lundi... trop contente !!!

    Si vous avez du temps, ces deux filles-là sont excellentes ! "On les emmerde, on prend la poudre d'escampette, toi, moi, nos baskets et nos deux paires de gambettes..."

 

Délinquante | La poudre d'escampette | "Copines! 10 ans déjà! le live!"

   

 

     Dans ma vie actuelle, je constate combien est impressionnante la puissance du mental : il a suffi que je décide de tourner la page (après avoir appris la présence de "Carglass") pour me sentir à nouveau vivante. 

     En repartant en arrière, les yeux grands ouverts (j'ai donné mes oeillères à la braderie d'Emmaüs), je savais au fond de moi que c'était fini déjà, ici (c'était son dernier commentaire !):

     CLIC: http://girlydivorce.canalblog.com/archives/2019/01/23/37041717.html

     (Quand je relis certains articles de ce blog, il y a eu tellement de moments où j'ai pleuré et maudit celui-dont-j'ai-oublié-le-nom... J'ai rentré les crocs désormais, le chapitre est refermé... manque juste qu'il règle la question financière... s'il lit encore - et il ne devrait pas - mais il lit quand même - j'attends toujours un papier signé de sa main comme preuve d'engagement à me rembourser ma part de la maison de campagne dont il rêvait).

    

     Oui.

     Me voilà à nouveau vivante.

     Plus vivante et plus forte que jamais.

     Certaines rencontres aident bien, il faut l'avouer. Je suis désormais entourée de gens positifs et qui m'aiment sans vouloir me transformer. Je suis un peu perchée, un peu entière, mais aucun risque de s'ennuyer avec moi. Mes copines en sont persuadées !

     Quant aux hommes, l'un d'eux a réussi le tour de force d'ouvrir une brèche dans la cotte de maille emberlificotée autour du petit bidule qui palpite dans ma poitrine. Un mec intelligent, brillant même (Si je n'admire pas celui qui me parle, c'est mort). Une belle carrure de sportif (Si je n'ai pas un minimum beaucoup d'attirance physique, désolée, mais c'est mort, on peut ne pas être que sapiosexuelle !). Une ouverture et une générosité envers les autres (Si le gars est un constipé de l'amour ou un radin des sentiments dès le début... c'est mort)... 

       (Et oui, j'aurais dû écouter mon intuition et sentir qu'avec celui-dont-j'ai-oublié-le-nom, c'était par avance mort de chez mort d'la mort !!)

     Restons sur celui-qui-a-du-talent-pour-voir-sous-l'armure.

     Je lui ai demandé s'il pouvait faire l'effort d'être désagréable, glacial et stupide pour éviter que je ne commence à m'attacher déjà un petit peu, et ça l'a fait rire, je ne comprends pas pourquoi. En plus, il exprime l'envie de me revoir, alors que moi, je raccommode le maillage encore un peu plus serré. (Mes copines qui, elles, savent coudre, se foutent de moi !)

 

     Bref.              

       

                    *     *     *     *     *     *     *

 

                  Entrons dans les territoires érotiques de l'imaginaire...

    

 

      "Ce n'est pas le corps d'un homme qui le rend désirable, c'est ce que son corps pourra me faire ressentir lorsqu'il me touchera, c'est là qu'est le frisson : penser à ce que son corps me fera éprouver..."

                                                                                                           Jamaica Kincaid, écrivain antillaise.

 

    C'est par une description littéraire que j'ai choisi d'aborder l'intensité du désir féminin et le rôle central que joue l'imagination.

 

                                     Collioure    (Souvenirs avec un S majuscule...)

 

     Nancy Friday, pionnière en la matière, a publié en 1973 un ouvrage où des femmes se livraient en toute sincérité : Mon jardin secret. Déclenchant un scandale, il a permis de faire comprendre que recourir à des fantasmes érotiques pour parvenir au plaisir n'était pas scandaleux (oui, c'est un mot que j'affectionne). Il n'y a pas à avoir honte de son imagination pour voyager par le mental afin que "le rapport sexuel ne soit pas uniquement une performance physique" (je cite).

     L'imaginaire est un réservoir archaïque au delà de toute règle démocratique. La vie à deux est basée sur des sentiments stabilisants tels que tendresse, confiance, complicité (miel, confiture et bonbons roses) alors que les fantasmes érotiques sont très souvent fondés sur un rapport dominant/dominé ou impliquant une intrusion d'inconnus dans le lit conjugal (toujours d'après Nancy Friday, mais elle n'est pas la seule à l'évoquer).

     Certaines personnes n'arrivent pas à vivre leur imaginaire de façon ludique, le fantasme est pour elles une trahison.

     Je vois les territoires de l'imaginaire érotique comme le théâtre mental dans lequel le metteur en scène s'amuse. Selon Nancy Friday, "la sexualité implique une certaine dose d'imagination, presque de folie. Il faut savoir jouer et se dédoubler, pour faire émerger tous ses aspects cachés".

     Elle a aussi écrit que "depuis qu'elle avait raconté certains de ses fantasmes dans un livre, ceux-ci étaient devenus inefficaces et ne l'excitaient plus". Je n'y crois pas, pour ma part, parce que si la révélation tuait le désir, beaucoup de femmes qui écrivent ou bloguent auraient appris à se taire...

     Et si je ne parle pas des hommes, ce n'est pas que je m'en désintéresse, c'est parce que j'ai surtout lu des femmes, sur ce sujet.

 

 

     Bon week-end à vous, mes lectrices et lecteurs préférés et aussi les 70 personnes en moyenne qui passent me lire chaque jour !

 

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03 octobre 2019

Pourquoi les règles sont bleues dans les publicités

 

 

Oléron

     

     Vous l'aurez constaté comme moi, le sang des menstruations est bleu dans les publicités, en France (une marque britannique avait franchi le cap... voire la péninsule... du rouge il y a quelques années).

     On est quand même à l'ère de Me Too ! Pourquoi ne pas assumer que c'est bien du sang qui coule tous les mois de notre intimité à moins d'être enceinte ? C'est là un processus normal, il serait donc normal de le montrer sans hypocrisie.

     J'espère que les mères, de nos jours, préviennent leurs filles que ce qu'elles verront un jour dans leur petite culotte ne sera pas bleu...

     Les règles ont toujours fait couler beaucoup d'encre (bleue).

     D'après l'ouvrage d'une ethnologue qui s'appuie sur les observations des folkoristes, le corps féminin est tout en ambiguïté : redouté et menacé à la fois. Le sang périodique produirait un écran protecteur face au péril des forces maléfiques. Lors d'une grossesse, le sang disparaissant, la femme serait plus exposée aux attaques.

     Les cycles seraient liés à ceux de la lune ainsi qu'aux événements météorologiques et calendaires. (Quand on cumule le syndrome prémenstruel que j'ai déjà évoqué, une rupture et une pleine lune, je peux vous dire qu'on n'est pas au top, mais c'est du passé, n'en parlons plus).

 

     L'ethnologue évoque les trois spécificités qui étaient réservées aux femmes.

     On retrouve :

  • "la femme qui aide" => elle s'occupe du linge, d'aider à "faire les bébés" (l'accouchement, la tétée) et "faire les morts" (la toilette mortuaire). Elle occupe une place centrale du fait de son contact avec les mystères de la vie et de la mort.

 

  • la couturière => elle "fait les jeunes filles et les mariées" mais bénéficie d'une réputation douteuse, étant elle-même rarement mariée du fait de sa mobilité professionnelle.

 

  • la cuisinière => elle connaît les pratiques culinaires garantes de la fécondité, notamment le breuvage fortifiant de la nuit de noces.

 

     La femme-esprit faible vient des préjugés bourgeois et de l'esprit clérical, les menstruations étant alors liées au péché. La paysanne possède la force morale et la vigueur physique, elle dispose du "relais des commères" au lavoir : puissance magique, connaissances en matières d'herbes et de remèdes, éducation des enfants et relation avec les prêtres. Elles sont tout sauf le sexe faible et ont le girl power ! (Ah, désolée, anachronisme de vocabulaire)

     Pour les rurales, le sang est moins impur que dangereux et il nécessite la mise en place de rituels de protection. D'où les protections périodiques (blague pourrie, pas pu m'empêcher...) !

     La fin des menstruations signe l'adieu à la féminité "normale" et là, les femmes ménopausées peuvent être qualifiées de sorcières... Elles passent de l'autre côté du miroir, celles qui ne peuvent plus donner la vie. Elles soignent humains et animaux, sont là pour les naissances et les morts. Concurrentes redoutables aux yeux des curés au XVIè siècle, elles n'affichent pas la docilité et la faiblesse attendues. C'est parmi elles que les magistrats chasseurs de sorcières choisissaient leurs cibles.

     Et avec tout ça, la publicité montre encore du sang bleu clair. Et bah non, les règles, c'est rouge sang. Il faudrait peut-être le leur dire...

 

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01 octobre 2019

J'aurais adoré être chercheur à l'Université !

 

      J'ai déniché à nouveau une pépite de la Recherche ! On n'est pas dans le fantasme mais bon, je range ça quand même dans cette rubrique, je n'allais pas mettre ce sujet dans Le divorce pas à pas ou Les mondes merveilleux (quoique...) !

 

 

A

 

     Il s'agit d'une étude réalisée par des chercheurs de l'Université d'Erciyes en Turquie. L'étude a concerné plus de 200 hommes dont l'IMC et la performance sexuelle ont été mesurés. Cette expérience révèle que les hommes avec du ventre "durent 5 minutes de plus au lit". Dommage, le résumé de l'étude n'en précise pas les modalités : TP chrono en main, questionnaire de satisfaction des femmes ou confiance aveugle dans les dires des hommes étudiés... ? 

     (En matière d'IMC, ayant perdu 3 kilos début août, je suis passée de Maigreur à Dénutrition, mais vous savez ce que je pense de cet IMC, dont j'ai déjà parlé... Mon fils de 15 ans m'a dit que je ne faisais pas "maigre" et que d'après lui, mon IMC est faussé par mon IOC - Indice d'Ossature Corporelle - il aime bien inventer des acronymes, on se demande de qui il tient...). Bon, vivement que je bosse, ça me permettra de diminuer le sport et donc de reprendre du "poids de la bête" !)

     Les chercheurs ont également indiqué que les hommes dont l'IMC est plus élevé peuvent "durer en moyenne 7,3 minutes contre 2 minutes pour les plus minces". L'explication scientifique concerne la production d'oestradiol, une hormone féminine qui a pour particularité de déboussoler les neurotransmetteurs chimiques masculins et donc de retarder l'orgasme. Les hommes avec quelques rondeurs seraient donc plus endurants. L'oestradiol produirait ainsi l'effet Duracell, sans le petit lapin rose... (enfin, pourquoi pas, chacun ses fantasmes, hein !)

     L'oetradiol est produit, pour 20 %, dans les cellules de Leydig situées dans les testicules, le reste est formé dans les tissus périphériques par des androgènes aromatisants, essentiellement la testostérone. Dans le processus de conversion de la testostérone en œstrogènes entre en action l’enzyme aromatase, dont l'activité augmente avec l'âge et le surpoids.

     L'oestradiol et la testostérone (cette dernière étant plus connue et plus souvent associée aux hommes) sont des hormones antagonistes : plus le niveau de l'un est élevé, plus le niveau de l'autre est faible.

     Bon, à mon avis, les chercheurs qui ont pondu cette étude passent leurs soirées à boulotter des sandwichs au beurre de cacahuète devant Netflix. Ils ont voulu faire un pied de nez à leurs homologues qui les passent en salle de muscu ou en running...

    Personnellement, je les préfère plutôt musclés et minces (grands, bruns, intelligents et drôles de surcroît), mais pour l'avancée de la science, je suis prête à tous les sacrifices, j'ai donc pris sur moi pour vérifier quelques éléments d'étude...

                  (smiley rire)

 

     Talentueuse Pomme à nouveau, en guise de clin d'oeil : j'adore le mélange de la voix et de l'autoharpe...

Pomme - La même robe qu'hier (session acoustique)

 

 

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28 septembre 2019

Ce garçon est une ville

 

  Truc existentiel de fille, sujet gravissime : comment va se dérouler mon samedi soir ?!

 

Ecluse

    

     Une rencontre samedi dernier en soirée. Regards, sourires, discussions improvisées. À 3h du matin, il m'a demandé mon 06. Envie de me revoir... Où ?  Quand ? Je l'ai laissé proposer, envie de me laisser faire. Je suis invitée à partager un resto ce soir. Il a proposé deux restos que je ne connais pas, j'ai choisi celui dans mon quartier préféré. J'ai quand même consulté la carte sur internet. Je vais pouvoir manger VG sans trop me faire remarquer, il y a du choix. Un aspect qui m'a rassurée.

 

     Maintenant, c'est quand même un peu le stress. Comme avant mon dernier entretien de boulot.

 

     Déjà, j'chais pas quoi m'mettre !

     Après avoir erré devant ma penderie pendant des heures cinq minutes, j'ai choisi le jean - baskets. Pas en mode séduction. Oui, mais le jean qui moule les fesses et les baskets qui brillent, quand même. Et mon petit top décolleté vert forêt (planqué sous un pull noir), on ne sait jamais, s'il fait chaud dans le resto.

     Est-ce qu'on va avoir autant de choses à se dire qu'à la soirée où nous nous sommes rencontrés ? Est-ce qu'on va juste manger ? Se promener en ville après ? Est-ce qu'on va se plaire ?

 

     Je ne sais pas ce qui me retient devant mon portable :

 

  • "désolée, j'ai la grippe, je ne vais pas pouvoir venir !" (Comment ça, elle n'est pas encore arrivée, la grippe ?!)

 

  • "désolée, mon fils est malade, je ne vais pas pouvoir venir !" (Ah... 15 ans et 19 ans, c'est fou, on ne les voit pas grandir !)

 

       Bon, ce qui me rassure, c'est qu'il aura peut-être eu aussi quelques hésitations (prévoir des préservatifs ou non, choisir un polo ou une chemise ?)

                          (Smiley sourire)

       En tout cas, j'adore ma ville le soir. Et le matin aussi. J'adore cette ville où je me sens à nouveau chez moi.

      On verra si ce garçon est une ville...

 

 

 

Pomme - Ce garçon est une ville [session acoustique]

 

                      Bon week-end à vous !

 

Posté par CreaPascale à 17:25 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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