Voyage à divorce land

21 mars 2019

Acte 2 Le Négatif : vivre seule, c'est...

 

 

Civaux (3)

 

Vivre seule, c'est éprouver le manque...

Manque de tendresse. Manque de chaleur. Manque de douceur.

 

Vivre seule, c'est une perte...

Perte d'amour. Perte de confiance. Perte d'espoir.

 

Vivre seule, c'est une blessure.

Une cassure. Une fêlure. Encore une.

 

Vivre seule, c'est renoncer.

Renoncer à compter sur un autre.

Renoncer à partager un verre de vin, sept olives à l'ail, une balade ou un moment de plaisir.

Renoncer à programmer un week-end ou des vacances en duo.

Renoncer à avoir des projets à deux.

 

Vivre seule, c'est devoir réinventer sa vie. Et ça, c'est aussi dans l'acte 1.

Mon oral s'est passé on ne peut mieux : à la fin de mon exposé, les 3 jurys m'ont annoncé n'avoir aucune question à poser, que j'avais tout dit et tout compris, qu'on sentait mon implication et ma motivation. On a eu juste un échange, comme entre collègues, c'était vraiment agréable.

Avec cinq collègues, on a fait un resto pour décompresser ensuite, ils ont même vérifié avant qu'on pouvait y manger végétarien (un truc type hamburgers mais avec 2 choix VG, le top !) et des magasins ensuite. Vraiment sympa.

Ce petit groupe d'animateurs en gérontologie est vraiment une équipe avec de belles valeurs.

                    Un aperçu de nous pour la journée mondiale de la Trisomie 21 :

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          Bref : on peut être dans l'acte 1 et 2 à la fois, survivre et passer à l'acte 3 !!

 

                                                  ... à suivre...

 

 

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18 mars 2019

Acte 1 Le Positif : vivre seule, c'est...

 

 

 

Porteau

 

 

Vivre seule, c'est manger en silence... ou ne pas manger si on le souhaite. J'arrête de me peser parce que je suis descendue à 42 kilos... oups !

Vivre seule, c'est ne pas avoir à se forcer à une activité du dimanche "pour faire plaisir".

Vivre seule, c'est retrouver ses enfants et leurs conversations si riches. Un étudiant en droit et un ingénieur en devenir. Leur père et moi sommes tellement fiers d'eux. Et on peut, d'après leurs professeurs !

Vivre seule, c'est éviter les reproches et les tensions. C'est aussi ne pas avoir à en créer.

Vivre seule, c'est se coucher quand on veut, se lever en pleine nuit si on veut.

Vivre seule, c'est ne pas avoir de compte à rendre. Et arrêter de croire aux contes, aussi...

Vivre seule, c'est mettre des culottes moches et s'en foutre solennellement.

Vivre seule c'est dormir avec une bouillotte qu'on fait chauffer au micro-ondes plutôt qu'avec un grand corps tout chaud à ses côtés. Et trouver ça bien.

Vivre seule, c'est n'avoir personne à qui raconter sa journée le soir et tant mieux. On passe à autre chose plus rapidement.

Vivre seule, c'est pouvoir bosser comme une malade pour atteindre ses objectifs de formation sans avoir de distractions obligatoires.

Vivre seule, c'est ne plus être dans l'attente et savourer ses moments de bonheur.

Seule.

Vivre seule, c'est puiser sa force en soi et non attendre d'un autre qu'il nous rende heureuse.

Vivre seule, ça m'a tellement manqué.

 

Dans l'épisode 2, je parlerai des points négatifs. Restons sur le positif !

La vie est belle, il fait beau et je pars vers mon avenir professionnel de façon sereine et enthousiaste.

Prenez soin de vous.

 

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07 mars 2019

J'ai oublié...

 

 

 

Porche

 

J'ai lancé des ateliers d'écriture à l'EHPAD, ce qui n'avait jamais eu lieu.

Un groupe de 7 résidents maximum dans un petit salon fermé, un grand tableau blanc, quelques neurones qui fonctionnent encore à merveille (ou pas), une animatrice souriante et novatrice (si, si) et beaucoup de bonne humeur !

Un de ces résidents oublie à chaque fois ce que nous avons fait la dernière fois : "Mais vous êtes sûre que j'étais là ?" Il a oublié...

Nous avons ainsi inventé à plusieurs des acrostiches, des poèmes "boule de neige", des écritures abécédaires, des poèmes en prose... et nous avons inventé des moments de convivialité et d'échange.

 

La forêt 

 

La nuit, dans la forêt, sous les chênes,

Les cerfs brament

Sous les ramures, dans la mousse,

Les champignons s'éclatent

Le long des sentiers, sous les feuilles,

Le muguet embaume

Les loups, dans les fourrés,

Dressent leurs oreilles au pied des sapins

Les lapins courent devant les cavaliers

Dans les sentiers bordés de houx

Aux boules rouges

À l'orée de la forêt profonde,

Au détour d'une clairière,

Les buissons s'animent

Sous l'ombre magique des arbres,

On imagine des fées

Surgissant des broussailles.

 (Poème écrit par 7 résidents)

 

Je recueille aussi les poèmes d'une résidente en obésité morbide qui ne sort jamais de sa chambre (elle mange, dort, vit, rêve et écrit dans ce tout petit espace...), elle partage par mon intermédiaire ses textes avec le petit groupe de poètes et eux la découvrent par sa plume de talent.

Je me bagarre à présent pour obtenir l'autorisation de convier la presse à l'inauguration de mon exposition...

 

Mme D. me dit : "bonjour, mais c'est qui ?" 10 fois par jour. Elle a oublié...

 

Mme G. et Mme B. ont chaque jour la même conversation, comme si elles se rencontraient pour la première fois :

"- Je ne suis pas d'ici, je suis de Nancy.

- Oh, moi ausi, mais alors on est voisines !

- Oh c'est drôle !"

Elles ont oublié...

 

Parfois, je les envie. Oublier, cela doit être confortable, parfois...

 

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19 février 2019

Bouillons... Bouillons... à gros bouillons...

 

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     (la photo n'est évidemment pas de moi... Si elle est soumise à des droits d'auteur, je l'enlèverai...)

 

  • Pendant que certains se baladent en famille toute la journée à Bouillon, d'autres se mettent en solo la rate au court-bouillon...

Bouillon, un bien joli village de Belgique, avec un château-fort et une panne de réseau totale. Vive la communication par sms ! (merci, de quoi bouillir... parce que si on s'inquiète vraiment pour l'autre, le téléphone en direct, ça existe, et même en Belgique...)

 

  • Pendant que certains se font des soirées Louis de Funès, d'autres se font des soirées à dépérir de tristesse (merci... de Funès ne me fait pas rire, petite consolation...)

 

  • Pendant que certains se paient des heures de bus, d'autres se paient des heures de chagrin... (merci)

 

  • Pendant que certains se la jouent cool au ski, d'autres se retrouvent à bosser deux fois plus ! (merci, ma référente de stage...)

 

  • Pendant que certains sont en vacances, d'autres bossent, enfin font de leur mieux pour ne pas se laisser parasiter par le reste et se concentrer sur l'essentiel... (merci, les résidents de l'EHPAD...)

 

  • Pendant que certains sont capables de casser par sms (mais c'est quoi, cette mode des mecs d'une telle lâcheté !), d'autres vont courir pour évacuer leur colère ! (merci ma belle, de tout cœur avec toi...)

 

  • Pendant que certains veulent du temps pour savoir s'ils peuvent encore dire Je t'aime, d'autres s'éloignent irrémédiablement et n'en seront peut-être bientôt plus capables...

 

  • Pendant que certains vont suer en cœur le matin, d'autres vont faire les boutiques en choeur de filles (merci, j'échappe à ces vacances de rêve...)

 

  • Pendant que certains se font une journée en duo à Paris, d'autres parient sur leur avenir : plouf, plouf !!

 

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30 janvier 2019

365 jours de flow

Mon ex-mari m'a offert pour mon anniversaire un mini calendrier dont la page se tourne chaque jour, avec des citations, des conseils zen... C'est le même qui m'a dit à propos de mon amoureux et moi, il y a quelques jours, de ne pas laisser gâcher notre bel amour parce qu'il ne passait pas souvent devant notre porte...

Sur la page du 29 janvier où j'ai encore versé tant de larmes : "Le bonheur arrive à ceux qui rient" (proverbe japonais). C'est un peu culpabilisant, ça.

La page du 19 janvier où l'homme de ma vie m'a annoncé par téléphone qu'il ne revenait pas, c'était la recette du parmentier de canard. Comme nous sommes tous les 2 végétariens et que c'est ce qui nous a rapprochés, j'y ai vu un signe que non, ce n'était pas possible... Ma proposition de reprendre nos vies parallèles, comme nous l'avons vécu pendant un an, a été acceptée le jour de la petite phrase de Boris Vian :" Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ?"

La page du 30 janvier, aujourd'hui, était la liste de mes envies.

J'y ai écrit :

  • Être aimée.
  • Dormir.
  • Partir en vacances
  • Nager
  • Manger
  • Arrêter de pleurer...

Je vais m'efforcer de respecter une partie de ce programme : manger et dormir si c'est possible. Nager dès que ma gorge sera guérie. Ce sera déjà une partie du programme...

 

Espana

 

Je vous remercie de l'aide que vous m'apportez et du soutien moral.

Prenez soin de vos amours, on ne sait jamais ce qu'il peut advenir d'eux...

 

 

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27 janvier 2019

Plouf, plouf... le retour du thérapeute de couple !

 

Certains s'en souviennent, j'ai raconté un jour l'histoire d'une fontaine magique, au fond du jardin d'un thérapeute de couple...

C'était ici : http://girlydivorce.canalblog.com/archives/2016/10/19/34450262.html

 

Cric, crac, j'ai plein d'histoires dans mon sac !

Écoutez-donc un peu cette histoire-là.

 

Un homme. Une femme. Une ville.

Il fait gris. Il fait froid.

Je plante le décor, minimaliste.

(Vous avez assez d'imagination pour visualiser le reste)

Madame fait la tête et traîne les pieds. Elle enfonce son cou dans le col de son manteau. Elle regrette d'avoir mis une jupe, elle est gelée.

Monsieur est content, il a réussi à la faire plier. Elle a accepté la séance de psy à la dernière crise où il a menacé de la quitter. Ils ne trouvent pas l'adresse. (Et si une sorcière l'avait fait disparaître dans la nuit ?) Le numéro est dans un renfoncement. Fausse joie.

Le psy ouvre la porte, il a la trentaine, un jean, des baskets, une queue de cheval, un air métis. Elle ne s'attendait pas à ce style. Elle imaginait un vieux type à lunettes et en costume élimé. Elle avait exigé que ça soit un homme. Une femme l'aurait sans doute mieux comprise, mais elle craignait que Lui reproduise la même chose qu'avant. Il était déjà tombé sous le charme de la psy de son couple d'avant, jeune et jolie (c'est malin de dire ça à son amoureuse) et de surcroît, divorcée... Bizarre, la psy qui sort du cadre professionnel pour annoncer qu'elle aussi divorce... et qui est si présente qu'ils échangeaient plusieurs mails par jour (mais non, chérie, c'est de la jalousie mal placée, voyons !)

Le cabinet du psy (pourquoi on appelle ça un cabinet ? Est-ce parce qu'on y remue la m... ?), c'est une pièce de son appartement. De l'encens, une lumière tamisée, une déco d'iguane en métal banale à pleurer, même pas un pauvre porte-manteaux, une table basse avec une boîte de kleenex. Le décor est planté. Minimaliste. Elle sait d'office qu'elle est là pour pleurer.

Et là, commence la séance. Défouloir pour Monsieur. Larmes pour Madame. Kleenex bienvenus. Elle en prend plein les oreilles. Elle se cache un peu derrière ses longs cheveux auburn. Elle les connaît, ses torts, pourtant. Mais Monsieur se gargarise devant le psy. On peut dire qu'il lâche tout. Oui, elle claque les portes de colère. Oui, elle l'a même traité de c... Il le répète au moins 4 fois. Oui, elle l'a mis à la porte de rage. Oui, elle a fait des erreurs monumentales. Elle est devenue un monstre à force de déceptions et de trahisons.

Elle garde en elle les horreurs qu'elle pourrait dire sur lui. Lui aussi l'a insultée, humiliée, abandonnée, trahie... Ils habitaient ensemble depuis quelques mois lorsqu'il a écrit en cachette à son patron, dans son ancienne ville : "je reviens !" Elle a réussi à le retenir, cette nuit-là... Elle n'aurait pas dû, sans doute.

Elle ravale sa colère, sa honte et son dégoût. Elle est sonnée. Elle savait pourtant qu'elle était conviée dans un ring de boxe.

 

Elle en sortira KO.

 

75 euros.

 (c'est Lui qui paie, heureusement).

Merci Monsieur le thérapeute de couple, au-revoir, au plaisir !

 

Elle a demandé en sortant s'il voulait y retourner. Lui, ça lui a tellement plu. Elle était prête à tout par amour. Même se faire à nouveau humilier devant témoin. C'est dire si elle tenait à lui.

Mais il a compris que ça ne servirait à rien sauf à se faire encore plus de mal... Remuer la boue nauséabonde de leur couple.

C'est un "ami" à Lui qui lui avait conseillé la thérapie de couple, un "ami" qui leur veut du bien... Il est juste maladroit, le gars. Alors qu'elle, quand elle est blessante, c'est intentionnellement. Évidemment...

 

Des mois plus tard...

Il fait beau. Madame sautille gaiement sur le trottoir. La ville lui sourit. Elle se sent légère, dans sa robe estivale. Elle a pourtant pris 10 kilos lors de leur séparation. Elle devrait se sentir laide et grosse mais même pas.

Elle est retournée, seule, chez le thérapeute de couple. Sans rendez-vous. Elle l'a surpris en train de fumer une cigarette à l'odeur bizarre qu'il a vite éteinte. Non, c'était pas de l'encens.

Elle lui a dit merci...

Bonjour, je tenais à vous dire merci. Grâce à vous et à un "ami bien intentionné" mon couple a explosé en miettes. Auriez-vous un balai ? J'en ai mis partout devant chez vous.

- Je ne comprends pas.

- Si, si, des morceaux du puzzle de mon moi, des miettes de notre couple et des larmes acides qui abîment le macadam. Tout ça, ça fait désordre sur votre trottoir, Monsieur le psy. Venez voir, je vous en prie. Vous devez constater l'état de votre trottoir.

Il accepte de la suivre...

 

 

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Elle le laisse passer devant elle en lui tenant la porte. Là, au lieu du trottoir, c'est un fleuve sombre et déchaîné qui charrie des tonnes d'immondices et de boue. Le courant l'emporte. Il sombre dans les eaux glacées.

 

Plouf, plouf !

 

Heu... où habite-t-il, déjà, cet "ami"... ?

 

 

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23 janvier 2019

En janvier...

 

Mois chargé pour commencer cette année.

2018 a été mouvementée aussi, avec l'entrée en formation et l'achat d'une maison à retaper.

Mais 2019 est une année faste !

 

Grotte

 

1/ Le cancer, c'est pas pour maintenant !

Après 9 mois (symboliques) d'attente, je viens enfin d'apprendre que ce virus au nom si joli - le papillomavirus - ne m'a pas donné de cellules cancéreuses. Plusieurs frottis, une biopsie, et surtout, surtout... Beaucoup d'angoisse à attendre ces résultats...

Ouf... Une bagarre de moins à mener cette année. Penser à remercier les églises où j'ai tenté de "prier" (on fait comment, déjà ?!)

 

2/ L'explosion de mon couple.

Déjà 4 fois que mon amoureux me quitte, me laissant - et nous laissant - ravagés de chagrin... Pour revenir ensuite, incapable d'assumer cette décision.

Ouf... Penser à remercier le ciel, la terre, les arbres et les cailloux

Mais les non-dits se sont accumulés, l'épée de Damoclès est de plus en plus lourde à porter - partira / partira pas ? - et la situation est explosive. Les gilets jaunes, à côté, c'est des bisounours.

Le point principal de tension, c'est une petite fille de 7 ans qui aurait besoin de retourner voir un psy.

Devant l'ampleur de la catastrophe, j'ai suggéré à mon compagnon de prendre un appartement avec sa fille, tandis qu'il cherchait dans sa tête une solution de ce type, il dit ne plus m'aimer mais n'arrive pas à me quitter - ce qui est clair comme du jus de lentilles, vous l'avouerez...

Ma solution a donc été acceptée.

Se quitter pour mieux se retrouver... Le week-end de temps en temps ? Penser à retourner dans des églises

Ou faire semblant de ne pas me quitter pour mieux achever l'histoire ensuite ? Oui, penser à trouver un moment pour y aller

 

Vendredi, il est parti en "week-end". Samedi il m'a annoncé au téléphone qu'il ne voulait pas revenir. Il a enfin accepté de m'écouter après m'avoir laissé 15h sans nouvelles - penser à racheter des mouchoirs en papier - dimanche soir il est revenu. Lundi il a visité avec sa fille, dans la même ville pour ne pas la changer d'école. Ajourd'hui il cartonne et accomplit ses démarches. Demain il déménage ! Penser à se remettre à la sophrologie

La précipitation, sans même pouvoir se parler, m'a fait m'effondrer et mon médecin m'a prescrit un arrêt de travail de 3 jours et une aide légère à base d'anxyolitiques... J'ai refusé qu'elle m'arrête plus longtemps.

 

3/ Mon projet professionnel

Je retourne donc demain à l'EHPAD où je commence mes ateliers d'écriture. 2 jours seulement. Je vais proposer une activité acrostiche pour commencer. J'espère qu'ils vont accrocher à mes acrostiches et j'espère surtout que je vais réussir à arrêter de pleurer. Déjà 6 jours et mes yeux sont un mix de lapin mixomatosé et de vache à l'abattoir. Je ne suis pas là pour plomber le moral des personnes âgées. Et hors de question de craquer devant mes collègues de boulot.

Pensez à moi pour m'insuffler de la force, je vais en avoir besoin pendant que l'homme de ma vie déménage avec ses parents...

Lundi, je retourne en cours et là, mes collègues de formation seront là pour me soutenir. Certaines deviennent des amies, enfin des brouillons d'amies, ce n'est encore bien dessiné, mais j'ai compris qu'elles seraient là.

Mes mémoires professionnels avancent, rapidement mais sûrement. L'un d'eux est terminé, la soutenance aura lieu en mars. Le second en est à la première partie. Quant aux autres, on attend un peu. Cela fait des jours que je n'arrive ni à me concentrer ni à sortir de ma grotte. Penser à réussir quand même ma formation

 

Pomme - Sans toi

 

PS : les commentaires désagréables ne seront pas publiés, pensez-y avant de poster... Merci.

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20 décembre 2018

Ho ! Ho ! Ho !

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais les sorcières détestent fêter Noël...

 

Champagné (2)

 

 

Pour ma part, mes enfants seront chez leur père et les festivités obligatoires de Noël me gonflent de plus en plus... D'autant plus quand j'ai décidé de ne pas particper à la liesse forcée et que j'y suis contrainte malgré tout... Sauf à assumer de me retrouver seule pour Noël. Ce que je ne suis pas encore prête à faire.

 

Les cadeaux moches qu'il faut recevoir avec le sourire...

Les taosts qu'il faut tartiner de purée de cadavre (oui, je fais mon "insolente veggie", là !)

Les conversations artificielles et hypocrites...

Les gens qui crèvent la dalle quand d'autres s'explosent l'estomac à s'en détacher la ceinture...

Oui, je ne suis pas dans l'esprit de Noël, et de plus en plus chaque année...

L'an prochain, si je peux, je demande à travailler pour Noël.

Noël en EHPAD...

 

Un Noël utile...

Puisque je dois renoncer à un Noël de rêve (une soupe, un amoureux et au lit !)

 

Je vais quand même souhaiter un joyeux Noël à ceux qui le fêtent dans la joie et la bonne humeur... Demain, pensez à moi, je vais le fêter en EHPAD en avance, avec tenue améliorée demandée, bonnet de père Noël sur la tête et spectacle musical, on va guincher !

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13 octobre 2018

Histoire de...

 

Histoire de taper trois ou quatre mots...

 

Des nouvelles fraîches, en vrac :

 

- Nous avons enterré notre chat sous la pluie et les larmes...

- Mes cours sont intenses et passionnants (fatiguée le soir et il faut penser aux devoirs à la maison !)

- Mes stages en EHPAD sont toujours aussi riches en émotions et en découvertes. Les résidents étaient ravis de me retrouver (enfin surtout ceux qui m'ont reconnue !)

- Mes enfants grandissent encore et mûrissent, mais restent parfois tout petits au fond d'eux-mêmes.

- J'ai des lunettes toute neuves de presbyte !

- On retape une vieille maison et on a trouvé une véritable déchetterie dans une grange : montagne de bouteilles vides (et quelques pleines : surprise !), des boîtes de conserve rouillées, des fauteuils troués, des chaises cassées, un vieux landeau fait de bois, de paille et de cuir et six rats desséchés... hummm...

 

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- On a aussi trouvé un balai de sorcière ! J'espère que c'est un bon présage...

 

Dans le premier groupe de formation, nous sommes six, un homme et cinq femmes, dont quatre divorcées ! Nous avons tout de suite sympathisé et à la pause de midi, on se raconte nos vies explosées, décomposées, recomposées... nos problèmes avec les "beaux-enfants", entre autres... On se soutient, on est dans la même barque pour 10 mois de formation !

 

J'espère que vous, vous allez bien...

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10 septembre 2018

Liberté...

 

 

J'ai toujours aimé errer dans les villes...

Le nez au vent, sans horaires, seule et libre. L'imagination me fait lire entre les murs.

Sous mes pieds s'étirent des caves à piliers, avec des entrées de souterrain où l'on a fui les attaques. Une autre ville est là et on l'ignore. Elle demeure secrète et sa richesse naît de sa clandestinité...

Au détour des rues et des impasses, se découvrent de jolies petites places.

Place Liberté

 

La Place de la Liberté...

Tout un programme, lorsque j'ai pris mon premier petit studio d'étudiante, ici, à 18 ans. 

Sur cette place, la ville respire, le rythme effréné se met sur pause.

On l'appelait Place du Pilo, nous. On se retrouvait à la terrasse du bar du Pilori, pour refaire le monde... Inconscients des drames qui s'étaient déroulés sous les yeux de nos ancêtres.

Au XII è siècle, cette place est la Place du Marché Neuf, nommée ainsi par Aliénor d'Aquitaine. Légumes des maraîchers du Clain, viande du quartier des Vieilles-Boucheries, poissons de Montierneuf. Animations, échanges, bousculades, rencontres.

En 1396, le maire Taveau y installe un pilori et une potence. Des pendus se sont balancés, sur cette place, devenue Place du Pilori. Des bandits ont été immobilisés, sur cette place. Dans ce carcan où on leur bloquait la tête, leur visage était exposé à la haine du peuple. Le pilori a été supprimé à la Révolution et remplacé par la guillotine, engin inventé par Joseph-Ignace Guillotin, un médecin qui a dû tuer bien plus souvent qu'il n'a guéri...

En 1900, la Place sera rebaptisée Place de la Liberté.

3 ans plus tard, une reproduction de la célèbre statue de Bartholdi sera installée.

Que réserve l'avenir pour cette petite place aujourd'hui lieu de calme ? Elle reste le témoin d'une autre ville, d'une autre vie, et toujours un de mes lieux préférés...

 

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