Voyage à divorce land

27 mars 2017

4/ Mince, tu seras.

 

C'est un autre commandement adressé à la femme.

Le culte de la minceur est toujours en vogue.

 

Bambou

 

La taille de guêpe obtenue grâce au corset (fin du XVIème siècle) a été remplacée par la cure d'amaigrissement. Le corset était porté au départ par les femmes des classes aisées, puis au XIXème siècle, par les bourgeoises et les commerçantes. La silhouette "féminine" devait accentuer la cambrure des reins et mettre la taille en valeur. Au début du XXème siècle, les femmes se sont battues pour que cesse "la mutilation du corset", objet de torture qui a peu à peu disparu. Mais la préoccupation de "la ligne" demeure plus que jamais.

                          (source : "Contre les publicités sexistes" Sophie Pietrucci, Chris Vientiane et Aude Vincent)

La publicité orchestre la chasse au gras, en nous montrant des mannequins minces et musclées, la taille fine, le ventre plat et musclé, les jambes immenses, sans cellulite ni vergetures même après plusieurs grossesses pour certaines (merci les sites de retouche).

C'est oublier que la plupart des mannequins sont bien plus minces que la moyenne des femmes et qu'elles se torturent souvent pour réussir à continuer à travailler... Combien de mannequins podium ont un comportement d'anorexique ?

Les publicités pour les produits miracles ne reculent devant rien.

C'est le cas d'un complément alimentaire qui fait mincir en dormant ou d'un produit pour ventre plat affirmant "Ayez 10 sur 10 en minceur". "On s'adresse à la femme comme à une écolière qui se doit d'être une bonne élève à l'école de la beauté."

Le corset est toujours là, mais maintenant il est dans la tête des femmes et non autour de leur taille, l'injonction est la même : sois mince !

Je le redis : et si on se fichait un peu la paix ?

 

PS : ceux qui me lisent et me connaissent savent que je suis à part, par rapport à ça, mais ce n'est pas là le sujet...

 

 

 

Posté par CreaPascale à 07:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

24 mars 2017

Les mots du désir

Vous le savez, j'aime les mots. Je trouve qu'ils sont sous-évalués dans leur impact, souvent dévalorisés, parfois oubliés ou même vulgarisés.

La société dévalorise le désir, particulièrement féminin. Les femmes sont souvent perçues comme celles qui ont toujours la migraine et pensent plus à leur prochaine machine à laver qu'à l'homme qui est dans leur lit...

Notre société de consommation réduit le désir à un commerce érotique, à une pilule magique ou à l'amour connecté.

On pourrait remettre la poésie des mots dans tout ça...

 

Château

 

Prenons le cas des mots liés au sexe. En Occident, les mots attachés aux organes sexuels dévient vers des insultes, c'est souvent le cas (pardonnez-moi de ne pas donner d'exemples, vous trouverez seuls, j'en suis sûre)...

Si l'on remonte loin dans le temps, on trouve dans la culture de l'Orient des termes poétiques pour désigner les parties intimes. Le vagin devient "le vase accueillant", "la fleur de lotus doré" ou "la grille de vermeil", tandis que le clitoris est "la terrasse des joyaux", "le joyaux du dharma" ou "la pierre précieuse".

La différence ne réside pas seulement dans le fait que les termes soient valorisants mais aussi, d'après Sallie Tisdale, à l'oubli dans les sociétés occidentales, de cet objet du désir si mystérieux qu'est le clitoris. Il n'a aucun surnom, comme s'il nous était "sorti de l'esprit". Hasard ? Pour Sallie Tisdale, il faudrait plutôt y voir "le symbole de l'oubli dans lequel est tombé le désir féminin."

Selon Willy Pasini ("La force du désir"), enseignant en psychiatrie et psychologie médicale à l'Université de Genève, la sexualité féminine a été considérée comme "dangereuse" car "supérieure à celle des hommes", en l'absence de "période réfractaire" permettant d'enchaîner les rapports et de multiplier les orgasmes. "La forte répression du désir féminin serait donc une tentative de la classe dominante mâle pour exercer un contrôle sur une sexualité féminine qui, autrement, ne pourrait être satisfaite par aucun homme." Ainsi, un proverbe musulman affirme que "trois choses sont insatiables : le désert, la tombe et la vulve d'une femme."

Ceci expliquerait que certaines cultures aient inventé des rites cruels pour réduire à néant le pouvoir de la sexualité féminine, comme l'excision et l'infibulation. Les femmes ont subi et subissent encore, la répression rétrograde de leur désir.

La religion a toujours vu dans le désir une dimension animale de l'âme humaine, qui détournait l'esprit des activités autorisées et nobles. Dieu était le couvercle qui fermait la marmite pleine de désir où se trouvait le diable... De nos jours, le couvercle, qu'il soit religieux ou non, est parfois devenu si lourd qu'il en étouffe l'expression naturelle du désir.

Ouvrons les marmites et balançons les couvercles. Libérons l'énergie vitale.

 

Et sinon, il fait beau, les oiseaux chantent, et je vous souhaite un bon week-end !

 

Posté par CreaPascale à 07:05 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
23 mars 2017

3/ Mère, tu deviendras.

Devenir mère est une autre obligation sociale que la publicité contribue à renforcer.

Le message est seriné, martelé : "Rien n'est plus beau que de devenir mère."

Les femmes-publicités sont obsédées par l'idée de devenir mère. Ainsi, une des publicités illustrant le mieux ce fait, c'est une publicité pour un catalogue de vente par correspondance, qui montrait une jeune femme-princesse-idéale (longs cheveux blonds, yeux bleux, robe à crinoline scintillante) sous la robe de laquelle apparaissaient un troupeau de bébés nus à l'air joyeux...

Le slogan "C'est une chance d'être mère" enfonce le clou : être une femme, c'est être une princesse et avoir beaucoup d'enfants !

 

M

 

Les ventres ronds de femmes enceintes sont apparus dans les publicités dans les années 1970, seulement. Et seulement pour des produits en rapport.

Dans les années 1980, les femmes enceintes commencent à apparaître dans des pubs sans rapport avec la maternité.

Les années 1990 verront l'explosion de leur utilisation, dans des domaines aussi incongrus que l'informatique, l'industrie pétrolière, les assurances... La grossesse symbolise alors la sérénité, l'avenir, la protection.

Après les années 2000, les femmes enceintes apparaissent comme la femme enceinte idéale : mince (sauf un petit peu de ventre !), bronzée, sexy... et retouchées sur ordinateur, bien sûr !

Quelle pression, pour les femmes ! Faut être belle et sexy même quand on se sent comme une baleine échouée un soir de grande marée...

 

Il y a des femmes qui n'envisagent pas de devenir mère. C'est leur choix. Leur droit. Parfois c'est une rencontre inattendue, voire même un "accident" (quelle expression moche...) qui descellera le pacte.

Il y a des femmes qui se sentiront comme "obligées", pour accéder aux désirs de leur compagnon, qui lui veut être père... annonçant parfois un triste début de vie pour le futur fruit de ce pacte unilatéral.

Il y a des femmes qui n'auraient jamais dû être mère, et leur enfant en est le premier témoin...

Il y a des femmes qui au contraire voudront tant être mères que cela deviendra une fixation, elles supporteront vaillamment les examens, les entretiens, les fécondations in vitro, les déceptions et les progrès de la science...

 

Il y a autant de femmes que de façons d'être mère ou de ne pas l'être. Il faut respecter les choix des autres, dans la mesure où c'est possible...

 

Posté par CreaPascale à 07:39 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , ,
22 mars 2017

Je suis une femme en é...

 

 

Espana 141

 

 

Je suis éclaboussée, effacée, écharpée. 

Je suis écorchée, éboulée, écartelée, effrayée.

Je suis effilochée, échographiée, égratignée.

Je suis éclipsée, effrontée, égarée.

Je suis élaguée, électrochoquée, émaciée.

 

Je suis épuisée, épuisante. Je suis éreintée, éreintante. Je suis énervée, énervante.

Je suis ébouriffée, ébouriffante. Je suis éclatée, éclatante. Je suis écrasée, écrasante.

Je suis effarée, effarante. Je suis effondrée, effondrante.

 

Je suis pour l'égalité. Je suis pour l'énergie. Je suis pour l'éveil. Je suis pour l'émerveillement.

 

Je suis une femme en é... voire même en ê... le calme et la tempête...

 

Olivia Ruiz - Live "Le calme et la tempête"

 

                              * * * * * * * * * * *

 

Voilà ce qui ressort du calme revenu après la tempête qui m'a bousculée ces derniers jours...

Sauvegarde

J'ai sauvé une petite moitié...

J'ai dû couper, coudre, élaguer, rafistoler, étêter...

J'ai ajouté du métal tournicoté pour ne pas me laisser tordre le mental, et des brins tout doux pour rester dans la zénitude que me procure un tissage.

Voilà, ça me donne envie de me remettre au papier mâché, pour exprimer ma colère domptée... à demain, prenez soin de vous et que vos chemins ne rencontrent pas ceux des tarés qui abondent sur Terre !

Posté par CreaPascale à 07:25 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :
21 mars 2017

Acharnement...

 

                Avant :

 

                 Tissage automne 6

 

Tissage automne 4

 

 

                Après :

 

DSCN1558

 

DSCN1559

 

Comment peut-on s'acharner ainsi sur un objet inanimé et inoffensif ?

Un "objet" qui m'avait demandé des heures de travail... Il y a déjà quelques années, du temps de CréA'bracadabra...

Un objet qui représentait des moments de tissage calmes et solitaires sans emm... personne.

On pourrait penser qu'il s'agit de l'œuvre d'un fou furieux ou d'une folle à lier et c'est bien évidemment le cas...

On pense ne voir ça que dans les films mélodramatiques : une femme qui découpe toutes les chemises de celui qui l'a trompée, un homme qui jette par la fenêtre les robes haute-couture de celle qui l'a trahi, une jeune fille qui saccage un tableau à coup de cutter, un homme qui démolit une sculpture en plâtre à coup de burin...

Cela n'apportera rien de montrer ces photos mais ça me permettra de ne plus pleurer devant l'ampleur des dégâts. La colère s'atténue lorsqu'elle est exprimée, et là, je l'exprime sans me faire de mal.

C'est devenu un objet à quatre mains : les miennes, celles de la création... et les siennes, celles de la destruction.

Mes mains auront le dernier mot parce que je m'efforce de réparer, sauver, transformer, rafistoler, remanier... hors de question que cela finisse à la poubelle, le symbole serait trop violent. Cela donnera un truc moche mais toujours vivant.

 

Voilà, c'était juste un petit billet de blog, un billet pour un aller (avec ou sans retour ?) en forme de billet d'humeur...

 (Heureusement que ce n'était pas mon visage, l'objet de cette furie destructrice...)

 

 

Posté par CreaPascale à 07:18 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

20 mars 2017

2/ Glabre, tu seras.

Voici un des commandements adressés à la femme par la société : "glabre, lisse, imberbe, tu seras".

Alors, on apprend très tôt à se torturer le poil pour le virer : pas de ça chez moi !!

La femme se doit d'être féminine, et les poils, c'est viril. Donc, il faut les enlever, les arracher, les raser, les épiler, les camoufler, les décolorer... tous les moyens sont bons !

Cette préoccupation est assez récente, puisque jusqu'au 19ème siècle, les jambes des femmes restaient sous les jupons. Dans les années 20, on commence à découvrir les corps et donc à traquer le poil, sur les jambes et les aisselles. Les publicitaires suggèrent que le corps de la femme est glabre naturellement, le travail de l'épilation est donc caché. Il est douloureux, long et pénible, mais invisible...

Puis viendra le tour de l'épilation du maillot, pour aller avec la mode des maillots de bain ultra échancrés des années 1970.

Je passe rapidement sur la mode de l'épilation intégrale du maillot, qui renvoie au départ à une pratique pornographique et qui s'est banalisée. Même et c'est là le plus grave, chez les toutes jeunes filles, niant par là-même le fait de grandir et de passer de l'enfance à la puberté...

Bref.

 

O

 

Je crois profondément que chaque femme devrait faire ce qu'elle veut avec ses poils, mais malheureusement, elle le fait souvent pour répondre aux critères imposés par la publicité et les magazines de filles ou pour plaire à la gente masculine...

Le pire, c'est que celles qui refusent de se plier à cette "norme" et osent arborer des aisselles non épilées s'exposent également aux regards désapprobateurs des femmes !

Sur le blog d'une femme végétarienne et féministe (elle pourrait être ma petite soeur) qui est de celles qui osent, les commentaires odieux abondent. Ils sont parfois encore plus terribles venant des femmes... Pour certaines femmes, refuser de s'épiler revient à n'être pas une femme ou revient à être forcément lesbienne, ceci étant pour certaines l'insulte suprême.

C'est moche quand c'est un homme qui balance ce style de commentaires, mais quand il s'agit d'une femme, cela paraît encore plus immonde...

Et si on se fichait un peu la paix ? Liberté pour les pilosités... Halte à la dictature de la norme... Et bravo aux rebelles !

 

Posté par CreaPascale à 07:55 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,
17 mars 2017

L'activité qui rend le plus heureux...

D'après certains chercheurs qui ont pour rôle de chercher des trucs sympathiques, le sexe serait en tête des activités qui rendent les gens le plus heureux.

Carsten Grimm, professeur de psychologie à l'Université de Canterbury en Nouvelle-Zélande, conclut de ses études de 2012 que les rapports sexuels ont un très fort "potentiel bonheur" : pour lui, "les gens préfèrent encore le sexe à Facebook, et c'est bon signe."

Je trouve ça quand même un peu dramatique d'en arriver à comparer un réseau social avec des ébats amoureux ! Je ne sais pas vers quel monde on évolue, mais par moment, ça fiche un peu la trouille...

Mais bon, bref.

C'est à la fin du livre "Heureux comme un Danois" de Malene Rydahl que j'ai trouvé cette conclusion de Grimm (qui n'est pas un conteur d'histoires).

Les observateurs s'accordent à penser que les Danois sont parmi les gens les plus heureux du monde. Un des premiers sondages européens de 1973 le disait déjà. Dans le World Happiness Report de 2013, le Danemark arrive toujours en tête (la France est en 25ème position).

 

EscalierPierre

                           (Un des chemins du bonheur, taillé dans la pierre...)

 

D'après l'auteur, voici en 10 points les clés du bonheur selon le Danemark.

 

1/ Ne pas craindre son prochain (la confiance)

Le Danemark est en tête du classement pour la confiance. En France, plus de 7 personnes sur 10 se méfient de leurs voisins.

 

2/ Avoir une place dans la société (l'éducation)

Gros morceau, là...

 

3/ Se sentir libre de trouver son chemin (l'autonomie personnelle)

"L'émancipation, l'affirmation de la personnalité dès le plus jeune âge permettent l'épanouissement de l'adulte à venir, même si c'est un chemin parfois difficile."

La liberté de devenir soi-même est une des clés du bonheur Danois.

 

4/ Devenir qui l'on veut (égalité des chances)

La mobilité sociale : quiconque peut créer son succès, quel que soit son point de départ.

 

5/ Avoir des rêves réalistes

Pas de rêves de grandeur. Avoir des attentes réalisables et même modérées.

 

6/ Le respect de l'autre, la solidarité.

Une grande majorité des Danois est favorable à des impôts élevés. Pourtant, la pression fiscale est la plus élevée au monde. Mais seulement 20 % des Danois pensent qu'ils paient trop d'impôts, contre 72 % en France.

La participation électorale a été de 88 % aux dernières élections du Danemark, tout le monde assume son devoir de citoyen.

 

7/ Avoir un équilibre entre le travail et la famille

La flexibilité des horaires est une particularité danoise. D'après l'auteur, cela ne choque personne si un parent quitte l'entreprise à 16h pour aller chercher son enfant à la crèche.

Vers 16h, 17h, c'est l'heure de pointe au Danemark, les gens quittent leur travail pour aller chercher les enfants ou pour s'occuper de se faire plaisir, les loisirs étant importants. Le dîner est servi à 18h et tout le monde dîne en même temps.

 

8/ La relation à l'argent

Se dire qu'on n'a pas besoin de plus quand on a ce qu'il faut, rester détaché face à l'argent.

La comparaison est le plus court chemin vers la frustration.

 

9/ Rester modeste

Ne pas se prendre pour un être supérieur. 

Les Danois s'accordent sur l'affirmation de Margrethe II, la reine du Danemark : "Nous sommes très fiers de notre modestie. C'est notre mégalomanie inversée. C'est très sophistiqué !"

 

10/ Se sentir libre de choisir son rôle (l'égalité hommes/femmes)

Chacun est libre de choisir son rôle, sans tabous ni stéréotypes. La société danoise est une société très "féminine", basée sur des valeurs traditionnellement associées aux femmes : bienveillance, solidarité, coopération...

La relation égalitaire entre filles et garçons est inculquée très tôt. L'absence de préjugés de genre pousse les enfants à "se développer et tendre naturellement vers ce qu'ils aiment, et non vers ce qu'on attend d'eux."

On s'accorde à dire que la bataille pour l'égalité commence dès le plus jeune âge.

 

Pour conclure, le dernier chapitre du livre s'intitule : "Sea, sex and snow"

La sexualité est une chose très naturelle pour les Danois. L'absence de préjugés et de rôles stéréotypés enlève une forme de pression morale, qu'elle soit religieuse ou sociétale.

Le Danemark a un des taux de divorce le plus élevé d'Europe : 2,6 pour 1000 habitants en 2011 (2 en France, 4 en Lettonie, 0,7 en Irlande), mais je ne sais pas si cela a un rapport...

 

Pour conclure sur le bonheur, une petite phrase d'Albert Camus :

"Qu'est-ce que le bonheur sinon l'accord vrai entre un homme et l'existence qu'il mène ?"

 

Posté par CreaPascale à 07:27 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
15 mars 2017

1/ Eternellement jeune, tu resteras.

Principale obligation selon les normes sociétales : refuser de vieillir !

Effacer les marques du temps qui passe sur le corps est devenu une obligation...

 

PenduleSolaire

 

Quête irréaliste mais combien classique : on ne compte plus les crèmes raffermissantes, les sérums jeunesse, les lotions anti-rides, les élixirs de jouvence...

"La publicité, en représentant des femmes toujours jeunes, contribue à présenter la jeunesse comme la clé de voûte de la Beauté féminine."

                 ("Contre les publicités sexistes" de Sophie Pietrucci, Chris Vientiane et Aude Vincent)

Le vieillissement signifie la perte du pouvoir de séduction.

Les femmes-publicités ont entre 18 et 30 ans, voire de plus en plus entre 14 et 20 ans... Leurs visages sont lisses, on n'y trouve même pas les plus élémentaires rides d'expression ! La jeunesse des femmes dans la publicité va avec le stéréotype de l'ingénue, la lolita. Elle est immature et malléable, la moue boudeuse, le doigt dans la bouche, l'air innocent : l'image ambigüe de la collégienne candide.

Lorsqu'on voit des mannequins plus âgées, aux cheveux blancs, leur visage ont l'air d'être celui d'une femme de 30 ans, à peine ridé !

Le message renvoyé est que même les femmes âgées doivent se battre contre les effets du temps qui passe, et acheter les crèmes et onguents miracles vendus à prix d'or...

Comme s'il fallait rester toute sa vie "consommable" en tant que femme... et continuer à consommer frénétiquement pour enrichir les "fabriquants de Beauté"...

Posté par CreaPascale à 07:10 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
13 mars 2017

La frontière humain / animal se réduit comme peau de chagrin...

Darwin a esquissé les futures voies de la recherche en éthologie, qui ont attendu un siècle avant d'être enfin explorées.

Avec l'essor des sciences cognitives et des recherches des éthologues, on sait à présent que les animaux ont des représentations, des images mentales et même une forme de théorie de l'esprit. C'est-à-dire que les animaux sont capables de se représenter l'état d'esprit d'autres individus.

En fait, il n'y a pas de discontinuité entre l'homme et l'animal. De plus en plus, nous obtenons des preuves de notre enracinement dans l'arbre de la vie, via nos gènes, notre physiologie ou nos comportements, comme l'avait déjà énoncé Darwin.

Il faut dépasser cette notion typiquement occidentale qui isole l'homme de l'animal. Certains animaux sont plus proches de l'homme que de la plupart des autres animaux. C'est une réalité au niveau génétique mais aussi au niveau comportemental.

 

urlaubsguru_de_orang_utan_borneo_169591049-707x471

                                       (photo holidayguru.fr)

Un livre écrit à sept mains (mains d'éthologue, de primatologue, de paléontologue, de biologiste marine, de neurobiologiste, ...), sous la direction de JF Bouvet, "Le péché, la bête et l'homme", nous montre qu'on en a fini avec le fait de rejeter sur les animaux tout ce que notre morale réprouve. On retrouve chez l'humain de nombreux traits des animaux, et chez l'animal la plupart des caractéristiques que l'on voulait typiquement humaines.

Ainsi, la paresse, la gourmandise, l'envie, la luxure, la colère, l'orgueil, l'avarice qui constituent les sept péchés capitaux, et un ajout, l'hypocrisie et le mensonge, que l'on retrouve également chez les animaux.

J'ai dévoré ce livre et notamment le chapitre écrit par Emmanuelle Grundmann, une primatologue qui travaille entre autres, sur la cognition des orangs-outans de la forêt équatoriale de Bornéo, où elle a séjourné plus de quatorze mois.

 

 

11 mars 2017

Lettre à mon dos.

 

Dans la série des lettres à certains morceaux de moi, je vais bientôt écrire à mon jarret, mon épaule, mon collier... oh la vache, je m'égare !

Je vais rester sagement sur le dos, alors...

 

Tranchelion (4)

 

Mon dos, toi, tu m'as soutenue comme une colonne vertébrale. Un peu scoliotique, certes, mais tu as tenu bon. Tu ne m'as pas lâchée, même quand j'en avais plein le dos et que cela se traduisait par des lumbagos et des crises de sciatiques... La limite entre toi, mon dos, et ma fesse gauche (trajet du nerf sciatique) étant parfois floue. J'ai accumulé des heures de kiné. Mon dos est passé dans beaucoup de mains plus ou moins expertes.

J'ai souvent été le dos au mur, j'ai dû courber le dos pour continuer à avancer.

Sac à dos pour oublier et partir loin... ou pas si loin, mais pour oublier quand même...

J'ai aussi dû tourner le dos à certaines personnes qui voulaient me manger la laine sur le dos ou me poignarder dans le dos. Il semblerait que je n'ai pas uniquement attiré la bienveillance...

Certains n'ont pas hésité à me casser du sucre sur le dos. Je leur ai tourné les talons (j'ai déjà tourné le dos à la phrase précédente, alors je varie les plaisirs).

Je n'ai plus envie de me mettre des gens à dos. J'espère aujourd'hui être capable de m'entourer de personnes censées, sereines et bienveillantes. Cela va me reposer...

 

Allez, toi, mon dos... et moi, on est fait pour s'entendre... Tu me soutiens et je te soutiens, on dit ça ?

 

On est samedi, d'habitude, je me tais... Mais comme là, je suis toute seule et que j'ai décidé de le rester, publier sur le blog me permet de garder un lien virtuel sans risque de contamination.

 

 

Posté par CreaPascale à 06:49 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :