Voyage à divorce land

13 octobre 2018

Histoire de...

 

Histoire de taper trois ou quatre mots...

 

Des nouvelles fraîches, en vrac :

 

- Nous avons enterré notre chat sous la pluie et les larmes...

- Mes cours sont intenses et passionnants (fatiguée le soir et il faut penser aux devoirs à la maison !)

- Mes stages en EHPAD sont toujours aussi riches en émotions et en découvertes. Les résidents étaient ravis de me retrouver (enfin surtout ceux qui m'ont reconnue !)

- Mes enfants grandissent encore et mûrissent, mais restent parfois tout petits au fond d'eux-mêmes.

- J'ai des lunettes toute neuves de presbyte !

- On retape une vieille maison et on a trouvé une véritable déchetterie dans une grange : montagne de bouteilles vides (et quelques pleines : surprise !), des boîtes de conserve rouillées, des fauteuils troués, des chaises cassées, un vieux landeau fait de bois, de paille et de cuir et six rats desséchés... hummm...

 

DSCN3700

 

- On a aussi trouvé un balai de sorcière ! J'espère que c'est un bon présage...

 

Dans le premier groupe de formation, nous sommes six, un homme et cinq femmes, dont quatre divorcées ! Nous avons tout de suite sympathisé et à la pause de midi, on se raconte nos vies explosées, décomposées, recomposées... nos problèmes avec les "beaux-enfants", entre autres... On se soutient, on est dans la même barque pour 10 mois de formation !

 

J'espère que vous, vous allez bien...

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10 septembre 2018

Liberté...

 

 

J'ai toujours aimé errer dans les villes...

Le nez au vent, sans horaires, seule et libre. L'imagination me fait lire entre les murs.

Sous mes pieds s'étirent des caves à piliers, avec des entrées de souterrain où l'on a fui les attaques. Une autre ville est là et on l'ignore. Elle demeure secrète et sa richesse naît de sa clandestinité...

Au détour des rues et des impasses, se découvrent de jolies petites places.

Place Liberté

 

La Place de la Liberté...

Tout un programme, lorsque j'ai pris mon premier petit studio d'étudiante, ici, à 18 ans. 

Sur cette place, la ville respire, le rythme effréné se met sur pause.

On l'appelait Place du Pilo, nous. On se retrouvait à la terrasse du bar du Pilori, pour refaire le monde... Inconscients des drames qui s'étaient déroulés sous les yeux de nos ancêtres.

Au XII è siècle, cette place est la Place du Marché Neuf, nommée ainsi par Aliénor d'Aquitaine. Légumes des maraîchers du Clain, viande du quartier des Vieilles-Boucheries, poissons de Montierneuf. Animations, échanges, bousculades, rencontres.

En 1396, le maire Taveau y installe un pilori et une potence. Des pendus se sont balancés, sur cette place, devenue Place du Pilori. Des bandits ont été immobilisés, sur cette place. Dans ce carcan où on leur bloquait la tête, leur visage était exposé à la haine du peuple. Le pilori a été supprimé à la Révolution et remplacé par la guillotine, engin inventé par Joseph-Ignace Guillotin, un médecin qui a dû tuer bien plus souvent qu'il n'a guéri...

En 1900, la Place sera rebaptisée Place de la Liberté.

3 ans plus tard, une reproduction de la célèbre statue de Bartholdi sera installée.

Que réserve l'avenir pour cette petite place aujourd'hui lieu de calme ? Elle reste le témoin d'une autre ville, d'une autre vie, et toujours un de mes lieux préférés...

 

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28 août 2018

Un aperçu de mon été...

 

Une escapade de quelques jours à La Rochelle pour voir ma soeur et mon neveu...

 

La Rochelle (2)

 

La Rochelle

 

Quelques sorties dans ma ville, Poitiers, la "Ville aux 100 clochers", qui est si riche de trésors pour qui veut bien lever le nez de son portable...

 

Poitiers (2)

 

 

Poitiers

 

Ici ou là, quelques vieilles pierres... celles que je les préfère sont en ruines...

 

Richelieu

 

Ussé

 

Razine

 

Un peu d'activité physique variée : natation, vélo, marche, etc...

Un peu de ménage aussi...

 

Debroussailleuse

 

Bref.

Un été comme d'habitude, tout sauf reposant... Vivement la rentrée !

J'ai publié 1 article en juillet, 2 en août... Si j'en fais 3 en septembre, ça sera miraculeux. Quant au mois d'octobre, il va amorcer le lancement de ma formation... 3... 2... 1... Partez ! 

J'essaierai de tenir au courant celles et ceux qui me lisent encore (merci à eux !) et j'espère avoir le temps de venir vous lire, aussi...

 

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05 août 2018

Buon compleano !

 

Deux ans de blog... comme le temps passe vite !!

 

Quand j'ai relu mon premier article, ça m'a fait quelque chose, quand même...

C'était là :

http://girlydivorce.canalblog.com/archives/2016/08/05/34219312.html

 

Découverte

 

J'en ai fait, du chemin, depuis...

J'ai divorcé. J'ai déménagé. J'ai réalisé un bilan de compétences. J'ai contacté des tas de gens pour m'informer, faire des stages et confirmer mon projet de reconversion professionnelle. J'ai réussi, je commence ma formation d'animatrice en gérontologie à la rentrée.

J'ai commencé à méditer, à défaut de m'éditer. J'ai repris la lecture d'ouvrages de psycho-socio, j'ai lu tout ce que les médiathèques du coin comportaient de livres sur les problématiques liées au vieillissement.

J'ai tenté la sophrologie, l'auto-hypnose, les "3 kiffs par jour".

J'ai recommencé à courir, j'ai continué à nager et pédaler.

Je me suis mise à la calligraphie.

Ah, et j'ai aussi rencontré un amoureux, avec ce que ça comporte de petits moments sympas et de belles prises de bec, avec ce que ça comporte de boulets à traîner et de plumes à faire voler, avec ce que ça comporte de futur à inventer et de passé à trimbaler... La Vie, quoi !

 

Allez aujourd'hui, on essaie de respirer calmement, on tente de ne pas se rouler en boule pour pleurer, on souffle deux bougies et on débouche une bouteille qui fait plop !!

 

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27 juillet 2018

Un an et demi après...

 

 

Petit bilan, pile un an et demi après le divorce qui a été le point de départ de ce blog...

Je n'oublierai jamais ce jour où j'étais excitée comme une puce qui a rendez-vous avec sa nouvelle vie. Il faisait un temps splendide.

X était passé me chercher pour aller au tribunal. Cela ne doit pas être si fréquent, que les divorcés arrivent ensemble. Je lui ai fait remarquer qu'il faisait un temps magnifique pour divorcer et ça ne l'a pas fait rire. Moi, j'essayais de masquer mon envie de sautiller comme une môme de 5 ans.

 

On a divorcé.

On se croise à la transmission des colis, soit 3 week-ends par mois et au moins la moitié des vacances. On discute un peu le temps que les garçons finissent de préparer leurs sacs du week-end et on communique par sms, voire un coup de téléphone quand c'est un peu long à gérer par sms.

On est, comme pour le divorce, dans le consentement mutuel : on se met d'accord. Pour les horaires, les week-ends, les vacances. On s'arrange en fonction de nos disponibilités.

On a même des attentions sympas pour l'autre. X m'a offert un livre pour la fête des mères, via les enfants, un roman sur une femme qui demande le divorce et part faire le tour du monde en bateau. Du coup, pour la fête des pères, j'ai ajouté aux cadeaux des enfants un petit carnet où j'ai calligraphié de ma plus belle plume la citation de Confucius : "On a deux vies et la seconde commence quand on se rend compte qu'on en a qu'une."

 

On a divorcé.

Nos vies se sont séparées. Chacun continue sa route, et le chemin est semé d'ornières, de cailloux et de fleurs des champs. 

La route de X s'est enrichie en réflexion, en avancées personnelles, en relations amicales, en grandes résolutions, en zénitude. Il reconnaît que ce divorce que j'ai initié l'a bousculé et l'a fait avancer. Il a compris ses erreurs et j'ai reconnu les miennes (même si j'en avais beaucoup moins, évidemment !!).

On a réussi à se dire : on n'était plus ni des amoureux, ni des amants... On n'était plus que des parents.

Et on reste des parents... à vie.

 

Ma route s'est enrichie au niveau professionnel (je rentre en formation d'animatrice en gérontologie l'an prochain !), au niveau personnel, au niveau amoureux, au niveau complexité, au niveau rires, au niveau clashs, au niveau projets... Bref. Une vraie vie, quoi !

 

On pourrait dire de moi "Elle a refait sa vie"...

Mais ça veut dire quoi, refaire sa vie ? On ne peut pas refaire le chemin à l'envers, pour effacer ce qui nous a blessés ou déçus. On ne ravale pas la façade à coup de peinture blanche pour remettre de la couleur par-dessus. Notre passé, on le porte en nous. Comme un poids qui peut nous gêner pour avancer ou comme des balises pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

 

 

Porte Payroux

 

 

               Pour pouvoir ouvrir une porte, il faut souvent en fermer une autre...

 

 

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23 juin 2018

Il est libre, Max...

 

Enfin, il a seulement goûté quelques instants à la liberté...

 

Max 1

 

Ma voisine est la mère d'un sportif professionnel. Elle possède tout ce qui montre qu'ils ont de l'argent, et notamment une grande volière avec 7 perroquets.

Magnifiques.

Enfermés. Cruellement enfermés.

Bruyants. Cruellement bruyants.

L'un d'eux s'appelle Max, c'est un cacatoès.

Max a décidé de s'échapper. Il a usé de son bec pour attaquer les doigts de sa mère adoptive et s'échapper dans notre jardin. Perché sur un tuteur de tomates, il a respiré un air de liberté. Je l'ai photographié et j'ai espéré qu'il s'envole vers d'autres horizons...

Il a volé quelques mètres pour faire admirer sa belle envergure (trop belle pour une cage, aussi grande soit-elle) et a fait volte-face pour entrer dans ma cuisine...

 

                             Max

 

Là, j'ai eu peur, j'avoue, il a volé dans la maison en hurlant. Des cris sur-aigüs. Il avait l'air affolé et agressif.

La propriétaire, toujours aussi charmante (elle a oublié de s'excuser pour le dérangement), est venue le récupérer avec ses doigts en sang. Elle a eu bien du mal à l'immobiliser à l'aide d'une grande épuisette et à l'enfermer dans une boîte en carton, toujours hurlant et se débattant.

Pauvre Max.

Il a sans doute loupé la chance de sa vie. Il est retourné dans sa cage et continue à protester à grand renfort de décibels.

Et pauvres de nous, à devoir supporter ça...

 

 

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16 juin 2018

C'est plein de kleenex... (la suite)

 

Mouchoirs

 

 

Ma boîte à mouchoirs a trouvé sa petite phrase !

 

 

Je mouche

 

 

 

Je mouche, donc je suis.

Oui, c'est complètement crétin, mais ça a le mérite de me faire rire, et c'est peut être une bonne idée lorsque j'aurai envie de pleurer...

 

(Les feuilles décolorées ont été trouvées au fond d'une piscine où elles avaient séjourné tout l'hiver. Elles sont belles, délavées par le chlore... Je les ai fait sécher et je pense en coller un peu partout !)

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10 juin 2018

C'est plein de kleenex...

 

Avant, c'était ça :

45586318_m

 

Pour reconstruire quelque chose, il faut toujours démolir. Et ça, moi, j'aime.

 

Champagné

 

Il faut décolller la peinture et le vernis-colle, gratter, décaper, poncer, lisser... et ça donne ça en étape intermédiaire :

 

Boîte

 

 

J'ai peint cette boîte de mouchoirs en blanc et je vais y écrire de ma plus belle écriture une petite phrase bien choisie. J'hésite entre :

- "Pleure, tu p...ras moins" (je plaisante !)

- "Le chagrin est un poison lent pour ceux qui ne savent pas pleurer." Geneviève Dormann

- "C'est plein de kleenex et de bouteilles vides."

- "La douleur qui ne se manifeste pas dans les larmes fera pleurer d'autres organes." Mario Scolas

- "Un oignon suffit à faire pleurer les gens, mais on n'a pas encore inventé le légume qui les ferait rire." Will Rogers

- "On risque de pleurer un peu si on s'est laissé apprivoiser." Saint-Exupéry

 

D'autres idées, pour m'aider...?

En attendant, je vais continuer mes pages d'entraînement de calligraphie. Il faut bien que je m'occupe les mains et l'esprit pendant que d'autres trahissent leur promesse...

 

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04 juin 2018

Trop bon, trop con...

Quand un divorce est à charge unique...

Mon divorce, c'est un parterre de roses à côté de celui dont je vais vous parler qui est une montagne de m**...

 

Tombe fleurie

 

Imaginez, c'est le père qui a la garde de leur fille. La mère "handicapée - tarée", selon les termes de l'avocat du père - un type bien, celui-là (je parle de l'avocat !), ne paie rien pour sa fille. Zéro euros de pension alimentaire. Elle a pourtant tout ce qu'il faut pour vivre, sa tutelle veille sur sa pension d'handicapée et sur les 70 000 euros environ de la vente de la maison commune.

Mais elle ne doit rien payer pour sa fille. "C'est normal, dit l'avocat, en France on protège les handicapées tarées !"

Le pompon, c'est qu'il doit dorénavant assurer les trajets de sa fille vers la mère parce que ses ex-beaux-parents refusent de continuer à les faire. Au bout de 8 mois, ils n'ont pas traîné. Il reste 12 ans environ jusqu'à la majorité de la môme - jolie môme qui n'avait rien demandé.

Comme dit l'avocat, "mais envoyez les bouler, vous êtes déjà le dindon de la farce dans ce divorce !"

Cela prendra au père, trop bon (faudrait pas décevoir ses ex-beaux-parents - rester le gendre idéal !) environ 3 heures chaque dimanche où ses ex-beaux-parents la prendront pour que leur petite-fille aille voir sa mère. Le rythme, là aussi, s'est ralenti, à une fois (une heure, en gros) toutes les 3 semaines... Il paraît que ça suffit à la mère comme à la fille, c'est dire l'ampleur du lien...

Autant de temps en moins pour le père pour être avec son amoureuse le week-end - pauvre pomme qui n'avait rien demandé.

Si je vous dis qu'elle n'a qu'une envie, c'est de fuir en courant et aller photographier des tombes, vous la comprenez ?

 

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31 mai 2018

"La préférence masculine" ou les joies d'être femme

 

 

Nouvel argument en faveur de la "préférence masculine" : le papillomavirus. Vous savez, cette petite bête que l'on retrouve dans les cancers du col de l'utérus.

"Le cancer du col de l’utérus est le second cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde. Il survient exclusivement après l’infection par des virus appartenant à la famille des papillomavirus. Près de 500 000 nouveaux cas et 250 000 à 300 000 victimes sont recensés chaque année. Un vaccin préventif qui protège contre certains papillomavirus est disponible et permet de prévenir les 2/3 des cancers du col de l’utérus." (source Pasteur)

 

Les hommes sont porteurs sains. Ils transmettent ce virus qui ne les affectent pas. (médecin)

"Mais c'est injuste ! Déjà que nous, on court tous les risques à cause de la pilule !" (sa patiente)

 

Ce médecin a souvent eu à rassurer les femmes : non, leur mari ne les a (peut-être) pas trompées, et ce n'est pas forcément leur dernier partenaire qui est en cause. Les femmes peuvent avoir été contaminées par ce virus 20 ans avant qu'il n'apparaisse.

On le recherche désormais systématiquement sur les frottis, ce papillomavirus. Souvent, un gros stress ou une grande fatigue font qu'il apparaît (certaines sont donc des cibles idéales).

On parle de plus en plus de la vacination pour les toutes jeunes filles, afin d'éviter cette épée de Damoclès au dessus de leur tête (Un vaccin préventif qui protège contre certains papillomavirus est disponible et permet de prévenir les 2/3 des cancers du col de l’utérus). Parce que quand le virus, quand le virus est là... la java, la java s'en va... oups...

Quand ce virus au nom si poétique s'installe, il peut dégénérer en donnant des petites cellules précancéreuses. C'est pour cela que l'on va surveiller tous les 6 mois afin d'enlever ces cellules au plus vite (oups)...

"Les infections qu’ils provoquent, si elles sont communes tout au long de la vie adulte chez les femmes sexuellement actives, disparaissent souvent spontanément et sans signe clinique. Mais l’infection va persister chez 3 à 10 % des femmes infectées, et parmi elles, certaines développeront une lésion précancéreuse appelée néoplasie cervicale intra-épithéliale qui est un précurseur du cancer du col de l’utérus. Plusieurs années peuvent s’écouler entre le début d’une infection par un HPV oncogène et l’apparition d’un tel cancer." (source Pasteur)

Cimetière Poitiers

 

 

J'ai bien fait de ne mettre que des garçons aux monde, ils n'auront pas cette angoisse-là à gérer...

 

 

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