Voyage à divorce land

19 février 2019

Bouillons... Bouillons... à gros bouillons...

 

chateau-de-bouillon-belgique_c

     (la photo n'est évidemment pas de moi... Si elle est soumise à des droits d'auteur, je l'enlèverai...)

 

  • Pendant que certains se baladent en famille toute la journée à Bouillon, d'autres se mettent en solo la rate au court-bouillon...

Bouillon, un bien joli village de Belgique, avec un château-fort et une panne de réseau totale. Vive la communication par sms ! (merci, de quoi bouillir... parce que si on s'inquiète vraiment pour l'autre, le téléphone en direct, ça existe, et même en Belgique...)

 

  • Pendant que certains se font des soirées Louis de Funès, d'autres se font des soirées à dépérir de tristesse (merci... de Funès ne me fait pas rire, petite consolation...)

 

  • Pendant que certains se paient des heures de bus, d'autres se paient des heures de chagrin... (merci)

 

  • Pendant que certains se la jouent cool au ski, d'autres se retrouvent à bosser deux fois plus ! (merci, ma référente de stage...)

 

  • Pendant que certains sont en vacances, d'autres bossent, enfin font de leur mieux pour ne pas se laisser parasiter par le reste et se concentrer sur l'essentiel... (merci, les résidents de l'EHPAD...)

 

  • Pendant que certains sont capables de casser par sms (mais c'est quoi, cette mode des mecs d'une telle lâcheté !), d'autres vont courir pour évacuer leur colère ! (merci ma belle, de tout cœur avec toi...)

 

  • Pendant que certains veulent du temps pour savoir s'ils peuvent encore dire Je t'aime, d'autres s'éloignent irrémédiablement et n'en seront peut-être bientôt plus capables...

 

  • Pendant que certains vont suer en cœur le matin, d'autres vont faire les boutiques en choeur de filles (merci, j'échappe à ces vacances de rêve...)

 

  • Pendant que certains se font une journée en duo à Paris, d'autres parient sur leur avenir : plouf, plouf !!

 

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30 janvier 2019

365 jours de flow

Mon ex-mari m'a offert pour mon anniversaire un mini calendrier dont la page se tourne chaque jour, avec des citations, des conseils zen... C'est le même qui m'a dit à propos de mon amoureux et moi, il y a quelques jours, de ne pas laisser gâcher notre bel amour parce qu'il ne passait pas souvent devant notre porte...

Sur la page du 29 janvier où j'ai encore versé tant de larmes : "Le bonheur arrive à ceux qui rient" (proverbe japonais). C'est un peu culpabilisant, ça.

La page du 19 janvier où l'homme de ma vie m'a annoncé par téléphone qu'il ne revenait pas, c'était la recette du parmentier de canard. Comme nous sommes tous les 2 végétariens et que c'est ce qui nous a rapprochés, j'y ai vu un signe que non, ce n'était pas possible... Ma proposition de reprendre nos vies parallèles, comme nous l'avons vécu pendant un an, a été acceptée le jour de la petite phrase de Boris Vian :" Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ?"

La page du 30 janvier, aujourd'hui, était la liste de mes envies.

J'y ai écrit :

  • Être aimée.
  • Dormir.
  • Partir en vacances
  • Nager
  • Manger
  • Arrêter de pleurer...

Je vais m'efforcer de respecter une partie de ce programme : manger et dormir si c'est possible. Nager dès que ma gorge sera guérie. Ce sera déjà une partie du programme...

 

Espana

 

Je vous remercie de l'aide que vous m'apportez et du soutien moral.

Prenez soin de vos amours, on ne sait jamais ce qu'il peut advenir d'eux...

 

 

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27 janvier 2019

Plouf, plouf... le retour du thérapeute de couple !

 

Certains s'en souviennent, j'ai raconté un jour l'histoire d'une fontaine magique, au fond du jardin d'un thérapeute de couple...

C'était ici : http://girlydivorce.canalblog.com/archives/2016/10/19/34450262.html

 

Cric, crac, j'ai plein d'histoires dans mon sac !

Écoutez-donc un peu cette histoire-là.

 

Un homme. Une femme. Une ville.

Il fait gris. Il fait froid.

Je plante le décor, minimaliste.

(Vous avez assez d'imagination pour visualiser le reste)

Madame fait la tête et traîne les pieds. Elle enfonce son cou dans le col de son manteau. Elle regrette d'avoir mis une jupe, elle est gelée.

Monsieur est content, il a réussi à la faire plier. Elle a accepté la séance de psy à la dernière crise où il a menacé de la quitter. Ils ne trouvent pas l'adresse. (Et si une sorcière l'avait fait disparaître dans la nuit ?) Le numéro est dans un renfoncement. Fausse joie.

Le psy ouvre la porte, il a la trentaine, un jean, des baskets, une queue de cheval, un air métis. Elle ne s'attendait pas à ce style. Elle imaginait un vieux type à lunettes et en costume élimé. Elle avait exigé que ça soit un homme. Une femme l'aurait sans doute mieux comprise, mais elle craignait que Lui reproduise la même chose qu'avant. Il était déjà tombé sous le charme de la psy de son couple d'avant, jeune et jolie (c'est malin de dire ça à son amoureuse) et de surcroît, divorcée... Bizarre, la psy qui sort du cadre professionnel pour annoncer qu'elle aussi divorce... et qui est si présente qu'ils échangeaient plusieurs mails par jour (mais non, chérie, c'est de la jalousie mal placée, voyons !)

Le cabinet du psy (pourquoi on appelle ça un cabinet ? Est-ce parce qu'on y remue la m... ?), c'est une pièce de son appartement. De l'encens, une lumière tamisée, une déco d'iguane en métal banale à pleurer, même pas un pauvre porte-manteaux, une table basse avec une boîte de kleenex. Le décor est planté. Minimaliste. Elle sait d'office qu'elle est là pour pleurer.

Et là, commence la séance. Défouloir pour Monsieur. Larmes pour Madame. Kleenex bienvenus. Elle en prend plein les oreilles. Elle se cache un peu derrière ses longs cheveux auburn. Elle les connaît, ses torts, pourtant. Mais Monsieur se gargarise devant le psy. On peut dire qu'il lâche tout. Oui, elle claque les portes de colère. Oui, elle l'a même traité de c... Il le répète au moins 4 fois. Oui, elle l'a mis à la porte de rage. Oui, elle a fait des erreurs monumentales. Elle est devenue un monstre à force de déceptions et de trahisons.

Elle garde en elle les horreurs qu'elle pourrait dire sur lui. Lui aussi l'a insultée, humiliée, abandonnée, trahie... Ils habitaient ensemble depuis quelques mois lorsqu'il a écrit en cachette à son patron, dans son ancienne ville : "je reviens !" Elle a réussi à le retenir, cette nuit-là... Elle n'aurait pas dû, sans doute.

Elle ravale sa colère, sa honte et son dégoût. Elle est sonnée. Elle savait pourtant qu'elle était conviée dans un ring de boxe.

 

Elle en sortira KO.

 

75 euros.

 (c'est Lui qui paie, heureusement).

Merci Monsieur le thérapeute de couple, au-revoir, au plaisir !

 

Elle a demandé en sortant s'il voulait y retourner. Lui, ça lui a tellement plu. Elle était prête à tout par amour. Même se faire à nouveau humilier devant témoin. C'est dire si elle tenait à lui.

Mais il a compris que ça ne servirait à rien sauf à se faire encore plus de mal... Remuer la boue nauséabonde de leur couple.

C'est un "ami" à Lui qui lui avait conseillé la thérapie de couple, un "ami" qui leur veut du bien... Il est juste maladroit, le gars. Alors qu'elle, quand elle est blessante, c'est intentionnellement. Évidemment...

 

Des mois plus tard...

Il fait beau. Madame sautille gaiement sur le trottoir. La ville lui sourit. Elle se sent légère, dans sa robe estivale. Elle a pourtant pris 10 kilos lors de leur séparation. Elle devrait se sentir laide et grosse mais même pas.

Elle est retournée, seule, chez le thérapeute de couple. Sans rendez-vous. Elle l'a surpris en train de fumer une cigarette à l'odeur bizarre qu'il a vite éteinte. Non, c'était pas de l'encens.

Elle lui a dit merci...

Bonjour, je tenais à vous dire merci. Grâce à vous et à un "ami bien intentionné" mon couple a explosé en miettes. Auriez-vous un balai ? J'en ai mis partout devant chez vous.

- Je ne comprends pas.

- Si, si, des morceaux du puzzle de mon moi, des miettes de notre couple et des larmes acides qui abîment le macadam. Tout ça, ça fait désordre sur votre trottoir, Monsieur le psy. Venez voir, je vous en prie. Vous devez constater l'état de votre trottoir.

Il accepte de la suivre...

 

 

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Elle le laisse passer devant elle en lui tenant la porte. Là, au lieu du trottoir, c'est un fleuve sombre et déchaîné qui charrie des tonnes d'immondices et de boue. Le courant l'emporte. Il sombre dans les eaux glacées.

 

Plouf, plouf !

 

Heu... où habite-t-il, déjà, cet "ami"... ?

 

 

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23 janvier 2019

En janvier...

 

Mois chargé pour commencer cette année.

2018 a été mouvementée aussi, avec l'entrée en formation et l'achat d'une maison à retaper.

Mais 2019 est une année faste !

 

Grotte

 

1/ Le cancer, c'est pas pour maintenant !

Après 9 mois (symboliques) d'attente, je viens enfin d'apprendre que ce virus au nom si joli - le papillomavirus - ne m'a pas donné de cellules cancéreuses. Plusieurs frottis, une biopsie, et surtout, surtout... Beaucoup d'angoisse à attendre ces résultats...

Ouf... Une bagarre de moins à mener cette année. Penser à remercier les églises où j'ai tenté de "prier" (on fait comment, déjà ?!)

 

2/ L'explosion de mon couple.

Déjà 4 fois que mon amoureux me quitte, me laissant - et nous laissant - ravagés de chagrin... Pour revenir ensuite, incapable d'assumer cette décision.

Ouf... Penser à remercier le ciel, la terre, les arbres et les cailloux

Mais les non-dits se sont accumulés, l'épée de Damoclès est de plus en plus lourde à porter - partira / partira pas ? - et la situation est explosive. Les gilets jaunes, à côté, c'est des bisounours.

Le point principal de tension, c'est une petite fille de 7 ans qui aurait besoin de retourner voir un psy.

Devant l'ampleur de la catastrophe, j'ai suggéré à mon compagnon de prendre un appartement avec sa fille, tandis qu'il cherchait dans sa tête une solution de ce type, il dit ne plus m'aimer mais n'arrive pas à me quitter - ce qui est clair comme du jus de lentilles, vous l'avouerez...

Ma solution a donc été acceptée.

Se quitter pour mieux se retrouver... Le week-end de temps en temps ? Penser à retourner dans des églises

Ou faire semblant de ne pas me quitter pour mieux achever l'histoire ensuite ? Oui, penser à trouver un moment pour y aller

 

Vendredi, il est parti en "week-end". Samedi il m'a annoncé au téléphone qu'il ne voulait pas revenir. Il a enfin accepté de m'écouter après m'avoir laissé 15h sans nouvelles - penser à racheter des mouchoirs en papier - dimanche soir il est revenu. Lundi il a visité avec sa fille, dans la même ville pour ne pas la changer d'école. Ajourd'hui il cartonne et accomplit ses démarches. Demain il déménage ! Penser à se remettre à la sophrologie

La précipitation, sans même pouvoir se parler, m'a fait m'effondrer et mon médecin m'a prescrit un arrêt de travail de 3 jours et une aide légère à base d'anxyolitiques... J'ai refusé qu'elle m'arrête plus longtemps.

 

3/ Mon projet professionnel

Je retourne donc demain à l'EHPAD où je commence mes ateliers d'écriture. 2 jours seulement. Je vais proposer une activité acrostiche pour commencer. J'espère qu'ils vont accrocher à mes acrostiches et j'espère surtout que je vais réussir à arrêter de pleurer. Déjà 6 jours et mes yeux sont un mix de lapin mixomatosé et de vache à l'abattoir. Je ne suis pas là pour plomber le moral des personnes âgées. Et hors de question de craquer devant mes collègues de boulot.

Pensez à moi pour m'insuffler de la force, je vais en avoir besoin pendant que l'homme de ma vie déménage avec ses parents...

Lundi, je retourne en cours et là, mes collègues de formation seront là pour me soutenir. Certaines deviennent des amies, enfin des brouillons d'amies, ce n'est encore bien dessiné, mais j'ai compris qu'elles seraient là.

Mes mémoires professionnels avancent, rapidement mais sûrement. L'un d'eux est terminé, la soutenance aura lieu en mars. Le second en est à la première partie. Quant aux autres, on attend un peu. Cela fait des jours que je n'arrive ni à me concentrer ni à sortir de ma grotte. Penser à réussir quand même ma formation

 

Pomme - Sans toi

 

PS : les commentaires désagréables ne seront pas publiés, pensez-y avant de poster... Merci.

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20 décembre 2018

Ho ! Ho ! Ho !

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais les sorcières détestent fêter Noël...

 

Champagné (2)

 

 

Pour ma part, mes enfants seront chez leur père et les festivités obligatoires de Noël me gonflent de plus en plus... D'autant plus quand j'ai décidé de ne pas particper à la liesse forcée et que j'y suis contrainte malgré tout... Sauf à assumer de me retrouver seule pour Noël. Ce que je ne suis pas encore prête à faire.

 

Les cadeaux moches qu'il faut recevoir avec le sourire...

Les taosts qu'il faut tartiner de purée de cadavre (oui, je fais mon "insolente veggie", là !)

Les conversations artificielles et hypocrites...

Les gens qui crèvent la dalle quand d'autres s'explosent l'estomac à s'en détacher la ceinture...

Oui, je ne suis pas dans l'esprit de Noël, et de plus en plus chaque année...

L'an prochain, si je peux, je demande à travailler pour Noël.

Noël en EHPAD...

 

Un Noël utile...

Puisque je dois renoncer à un Noël de rêve (une soupe, un amoureux et au lit !)

 

Je vais quand même souhaiter un joyeux Noël à ceux qui le fêtent dans la joie et la bonne humeur... Demain, pensez à moi, je vais le fêter en EHPAD en avance, avec tenue améliorée demandée, bonnet de père Noël sur la tête et spectacle musical, on va guincher !

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13 octobre 2018

Histoire de...

 

Histoire de taper trois ou quatre mots...

 

Des nouvelles fraîches, en vrac :

 

- Nous avons enterré notre chat sous la pluie et les larmes...

- Mes cours sont intenses et passionnants (fatiguée le soir et il faut penser aux devoirs à la maison !)

- Mes stages en EHPAD sont toujours aussi riches en émotions et en découvertes. Les résidents étaient ravis de me retrouver (enfin surtout ceux qui m'ont reconnue !)

- Mes enfants grandissent encore et mûrissent, mais restent parfois tout petits au fond d'eux-mêmes.

- J'ai des lunettes toute neuves de presbyte !

- On retape une vieille maison et on a trouvé une véritable déchetterie dans une grange : montagne de bouteilles vides (et quelques pleines : surprise !), des boîtes de conserve rouillées, des fauteuils troués, des chaises cassées, un vieux landeau fait de bois, de paille et de cuir et six rats desséchés... hummm...

 

DSCN3700

 

- On a aussi trouvé un balai de sorcière ! J'espère que c'est un bon présage...

 

Dans le premier groupe de formation, nous sommes six, un homme et cinq femmes, dont quatre divorcées ! Nous avons tout de suite sympathisé et à la pause de midi, on se raconte nos vies explosées, décomposées, recomposées... nos problèmes avec les "beaux-enfants", entre autres... On se soutient, on est dans la même barque pour 10 mois de formation !

 

J'espère que vous, vous allez bien...

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10 septembre 2018

Liberté...

 

 

J'ai toujours aimé errer dans les villes...

Le nez au vent, sans horaires, seule et libre. L'imagination me fait lire entre les murs.

Sous mes pieds s'étirent des caves à piliers, avec des entrées de souterrain où l'on a fui les attaques. Une autre ville est là et on l'ignore. Elle demeure secrète et sa richesse naît de sa clandestinité...

Au détour des rues et des impasses, se découvrent de jolies petites places.

Place Liberté

 

La Place de la Liberté...

Tout un programme, lorsque j'ai pris mon premier petit studio d'étudiante, ici, à 18 ans. 

Sur cette place, la ville respire, le rythme effréné se met sur pause.

On l'appelait Place du Pilo, nous. On se retrouvait à la terrasse du bar du Pilori, pour refaire le monde... Inconscients des drames qui s'étaient déroulés sous les yeux de nos ancêtres.

Au XII è siècle, cette place est la Place du Marché Neuf, nommée ainsi par Aliénor d'Aquitaine. Légumes des maraîchers du Clain, viande du quartier des Vieilles-Boucheries, poissons de Montierneuf. Animations, échanges, bousculades, rencontres.

En 1396, le maire Taveau y installe un pilori et une potence. Des pendus se sont balancés, sur cette place, devenue Place du Pilori. Des bandits ont été immobilisés, sur cette place. Dans ce carcan où on leur bloquait la tête, leur visage était exposé à la haine du peuple. Le pilori a été supprimé à la Révolution et remplacé par la guillotine, engin inventé par Joseph-Ignace Guillotin, un médecin qui a dû tuer bien plus souvent qu'il n'a guéri...

En 1900, la Place sera rebaptisée Place de la Liberté.

3 ans plus tard, une reproduction de la célèbre statue de Bartholdi sera installée.

Que réserve l'avenir pour cette petite place aujourd'hui lieu de calme ? Elle reste le témoin d'une autre ville, d'une autre vie, et toujours un de mes lieux préférés...

 

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28 août 2018

Un aperçu de mon été...

 

Une escapade de quelques jours à La Rochelle pour voir ma soeur et mon neveu...

 

La Rochelle (2)

 

La Rochelle

 

Quelques sorties dans ma ville, Poitiers, la "Ville aux 100 clochers", qui est si riche de trésors pour qui veut bien lever le nez de son portable...

 

Poitiers (2)

 

 

Poitiers

 

Ici ou là, quelques vieilles pierres... celles que je les préfère sont en ruines...

 

Richelieu

 

Ussé

 

Razine

 

Un peu d'activité physique variée : natation, vélo, marche, etc...

Un peu de ménage aussi...

 

Debroussailleuse

 

Bref.

Un été comme d'habitude, tout sauf reposant... Vivement la rentrée !

J'ai publié 1 article en juillet, 2 en août... Si j'en fais 3 en septembre, ça sera miraculeux. Quant au mois d'octobre, il va amorcer le lancement de ma formation... 3... 2... 1... Partez ! 

J'essaierai de tenir au courant celles et ceux qui me lisent encore (merci à eux !) et j'espère avoir le temps de venir vous lire, aussi...

 

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05 août 2018

Buon compleano !

 

Deux ans de blog... comme le temps passe vite !!

 

Quand j'ai relu mon premier article, ça m'a fait quelque chose, quand même...

C'était là :

http://girlydivorce.canalblog.com/archives/2016/08/05/34219312.html

 

Découverte

 

J'en ai fait, du chemin, depuis...

J'ai divorcé. J'ai déménagé. J'ai réalisé un bilan de compétences. J'ai contacté des tas de gens pour m'informer, faire des stages et confirmer mon projet de reconversion professionnelle. J'ai réussi, je commence ma formation d'animatrice en gérontologie à la rentrée.

J'ai commencé à méditer, à défaut de m'éditer. J'ai repris la lecture d'ouvrages de psycho-socio, j'ai lu tout ce que les médiathèques du coin comportaient de livres sur les problématiques liées au vieillissement.

J'ai tenté la sophrologie, l'auto-hypnose, les "3 kiffs par jour".

J'ai recommencé à courir, j'ai continué à nager et pédaler.

Je me suis mise à la calligraphie.

Ah, et j'ai aussi rencontré un amoureux, avec ce que ça comporte de petits moments sympas et de belles prises de bec, avec ce que ça comporte de boulets à traîner et de plumes à faire voler, avec ce que ça comporte de futur à inventer et de passé à trimbaler... La Vie, quoi !

 

Allez aujourd'hui, on essaie de respirer calmement, on tente de ne pas se rouler en boule pour pleurer, on souffle deux bougies et on débouche une bouteille qui fait plop !!

 

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27 juillet 2018

Un an et demi après...

 

 

Petit bilan, pile un an et demi après le divorce qui a été le point de départ de ce blog...

Je n'oublierai jamais ce jour où j'étais excitée comme une puce qui a rendez-vous avec sa nouvelle vie. Il faisait un temps splendide.

X était passé me chercher pour aller au tribunal. Cela ne doit pas être si fréquent, que les divorcés arrivent ensemble. Je lui ai fait remarquer qu'il faisait un temps magnifique pour divorcer et ça ne l'a pas fait rire. Moi, j'essayais de masquer mon envie de sautiller comme une môme de 5 ans.

 

On a divorcé.

On se croise à la transmission des colis, soit 3 week-ends par mois et au moins la moitié des vacances. On discute un peu le temps que les garçons finissent de préparer leurs sacs du week-end et on communique par sms, voire un coup de téléphone quand c'est un peu long à gérer par sms.

On est, comme pour le divorce, dans le consentement mutuel : on se met d'accord. Pour les horaires, les week-ends, les vacances. On s'arrange en fonction de nos disponibilités.

On a même des attentions sympas pour l'autre. X m'a offert un livre pour la fête des mères, via les enfants, un roman sur une femme qui demande le divorce et part faire le tour du monde en bateau. Du coup, pour la fête des pères, j'ai ajouté aux cadeaux des enfants un petit carnet où j'ai calligraphié de ma plus belle plume la citation de Confucius : "On a deux vies et la seconde commence quand on se rend compte qu'on en a qu'une."

 

On a divorcé.

Nos vies se sont séparées. Chacun continue sa route, et le chemin est semé d'ornières, de cailloux et de fleurs des champs. 

La route de X s'est enrichie en réflexion, en avancées personnelles, en relations amicales, en grandes résolutions, en zénitude. Il reconnaît que ce divorce que j'ai initié l'a bousculé et l'a fait avancer. Il a compris ses erreurs et j'ai reconnu les miennes (même si j'en avais beaucoup moins, évidemment !!).

On a réussi à se dire : on n'était plus ni des amoureux, ni des amants... On n'était plus que des parents.

Et on reste des parents... à vie.

 

Ma route s'est enrichie au niveau professionnel (je rentre en formation d'animatrice en gérontologie l'an prochain !), au niveau personnel, au niveau amoureux, au niveau complexité, au niveau rires, au niveau clashs, au niveau projets... Bref. Une vraie vie, quoi !

 

On pourrait dire de moi "Elle a refait sa vie"...

Mais ça veut dire quoi, refaire sa vie ? On ne peut pas refaire le chemin à l'envers, pour effacer ce qui nous a blessés ou déçus. On ne ravale pas la façade à coup de peinture blanche pour remettre de la couleur par-dessus. Notre passé, on le porte en nous. Comme un poids qui peut nous gêner pour avancer ou comme des balises pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

 

 

Porte Payroux

 

 

               Pour pouvoir ouvrir une porte, il faut souvent en fermer une autre...

 

 

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