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Après un sujet "fantasmes", redescendons sur terre. Attention, l'atterrissage ne se fait pas forcément en douceur... J'espère ne choquer personne dans mes sujets fantasmes... mais personne n'est obligé de lire...

J'ai pris le parti de la Liberté, dans ce blog... La Liberté de l'expression des émotions... livrées brutes sans papier doré autour... Halte aux convenances, adieu la belle-mère, hi hi hi !!

Parlons contraception, aujourd'hui. La suite de ce qui s'est dit ici :

http://girlydivorce.canalblog.com/archives/2016/09/12/34292055.html 

À un de mes derniers rendez-vous chez une gynéco, j'ai remis le sujet "opération définitive" sur le tapis. Elle m'a fait comprendre gentiment que c'était un peu tard, à présent, et que je ferais mieux d'attendre la ménopause. Ou de convaincre mon partenaire de l'envisager, lui… Peine perdue, j’ai bien essayé de convaincre mon futur ex-mari à l’époque, mais ça a bien coincé, ce que je peux comprendre…
Et pourtant, la vasectomie chez les hommes et la ligature des trompes chez les femmes sont deux interventions à risques variables.
Un homme subira une anesthésie locale, une femme une anesthésie générale. Déjà rien que pour ça les hommes devraient se "dévouer" pour les femmes. Pourquoi prendraient-elles toujours tous les risques ?!


Bref, vous l'aurez compris, je suis pour l'égalité des sexes, moi, définitivement, et cela passe aussi par le partage de la contraception !

Etudions de plus près le cas de la vasectomie qui est considérée, pour beaucoup de personnes, comme un choix de féministes (et ce n'est pas moi qui le dis !)

Depuis 2001 la vasectomie est autorisée en France.
Ça, c’est la théorie.
Mais en pratique, de nombreux chirurgiens refusent encore de la pratiquer. Souvent parce que le patient est "trop jeune" ou parce qu’il n’a pas encore eu d’enfants.


Lorsqu'un homme évoque le sujet avec son médecin, ce dernier essaie assez souvent de le dissuader : " c'est mieux pour les femmes, nous les hommes on peut procréer tard, de nos jours, avec les couples recomposés, etc.. "
Le mari d'une amie, "tenté" par la vasectomie, par générosité envers elle, a renoncé suite à l'opération sabotage de son médecin - un homme ! L'amie en question a repris courageusement la pilule qui ne lui convenait pourtant plus... par peur de l'anesthésie générale et de la douleur post-opératoire (après plusieurs accouchements, souvent les femmes ont du mal à imaginer qu'elles puissent encore souffrir d'être mère ou de ne plus vouloir l'être !)...

Christian, 34 ans, témoigne :

"J’ai trente-quatre ans et ça fait trois ans que je suis décidé à me faire faire une vasectomie. Je me suis vu opposer trois refus de trois chirurgiens différents, dont un particulièrement humiliant ! J’ai abandonné l’idée à mon grand désespoir.

Le premier a été le pire de tous. Il m’a posé des questions qui m’ont dérangé au plus haut point : est-ce que j’ai été victime de maltraitance, de violences ou d’abus sexuels par mes parents ou autre quand j’étais enfant, est-ce que je crois en Dieu, est-ce que je suis dépressif, suicidaire, des questions du même genre sur ma femme … Il m’a ensuite congédié en me disant que je ne savais pas ce que je voulais et que de toutes façons je ne trouverai personne.

Le 3eme, le plus « soft » des chirurgiens m’a juste dit que je voyais trop la vie en noir, que je ferai un bon père, et que personne en France ne pratiquerai l’intervention sur moi, il m’a expliqué que les conditions généralement attendues par les chirurgiens sont : 2 à 3 enfants déjà nés, plus de 45 ans, et que madame ne supporte pas médicalement la contraception …"

Et oui, dans notre société, les gens (pas seulement les chirurgiens) estiment « anormal » de ne pas vouloir d’enfants du tout ou de ne plus vouloir d'enfants... Ils pourraient pourtant promouvoir la congélation de sperme pour se prémunir des éventuels changements d’avis.

Un autre homme s’indigne : "on m’explique que l’opération est définitive… Mais avoir un enfant, ça ne l’est pas peut-être? ".


La démarche de la contraception définitive d'un homme relève à mes yeux de la générosité.
Oui, je considère cela comme un "cadeau" (d'où la photo !) qu'un homme ferait à sa femme pour la remercier d'avoir bien fait sa part : supporter les syndromes pré-menstruels tous les mois (SPM dont je reparle sous peu !), les changements corporels et psy dus à la pilule, les douleurs féminines de l'accouchement, les angoisses du retard de règles, les douleurs de la pose et du retrait d'un stérilet (j'en ai déjà parlé, j'ai cru mourir et ma gynéco a cru qu'elle n'allait pas me récupérer intacte !), j'en passe, hein, il y en a tant...

Bref... Une femme a le droit de rêver de passer le relais, non ?

Pas de panique, je lance un sujet délicat, mais je ne tente de convaincre personne, je n'ai même pas réussi avec le principal intéressé (mon futur ex-mari), malgré une lutte acharnée... Cela fait partie de l'ensemble de nos désaccords qui nous ont conduits à la chute. Mortel atterrissage. Le parachute s'est vrillé. (merci à qui de droit pour cette belle image)

 En matière de contraception, les "féministes" sont loin d'avoir le dernier mot !