C'est LA blague récurrente du monde végétarien, le cri de la carotte. L'argument des carnistes anti-VG : "les plantes souffrent aussi"...

 

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                           (image vegan-france.fr)

 

Le point commun le plus évident entre l'homme et l'animal est la capacité à ressentir la souffrance.

Pour les mammifères, tout le monde le sait. Pour les poissons, cela paraît moins évident, parce qu'ils ne crient pas. Si c'était le cas, il y aurait sans doute moins de pêcheurs, au bord des rivières, le dimanche... Les poissons ont un système neurologique de détection et de perception similaire à celui des vertébrés. Ils produisent aussi des endorphines, c'est-à-dire des substances analogues aux opiacées qui ont un rôle anti-douleur.

Les crustacés, crabes, homards et même bernard-l'hermite ont un système sensoriel développé. Ils choisissent les lieux où ils ne reçoivent pas de décharge électrique pour se nourrir. Les scientifiques ont montré par ce type d'expériences qu'il ne s'agit pas uniquement de réflexe nociceptif, mais que ces animaux ressentent la douleur.

La carotte, elle, n'a pas de système nerveux...

Les plantes sont vivantes et possèdent une certaine forme de sensibilité, la sensibilité étant définie comme la capacité à répondre à un stimulus. Les plantes peuvent répondre à de nombreux stimuli (lumière, eau, par exemple), en modifiant leur façon de pousser. Mais cette sensibilité n’est pas comparable à celle d’un organisme qui possède un système nerveux, car les informations de l’environnement ne sont pas traitées par un centre intégrateur susceptible de produire une forme de pensée. Autrement dit, les plantes ne ressentent pas.

Ce qui n'empêche pas les omnis bien inspirés de balancer aux végés le fameux cri de la carotte qu'on arrache pour mettre dans leur assiette. Dans ce cas, le mieux serait de sourire et de passer outre, le sourire pouvant encore être la meilleure arme de déstabilisation massive.

En tout cas l'interlocuteur est soit limité sur le plan intellectuel, soit d'une mauvaise foi évidente et ce n'est pas la peine de lui donner de l'importance...

 

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Par exemple, il faut 13 kilos de céréales et 30 kilos de fourrage pour produire un kilo de viande de bœuf ; 5,9 kilos de céréales pour produire un kilo de viande de porc. (source Gary L.Francione)