Quand un divorce est à charge unique...

Mon divorce, c'est un parterre de roses à côté de celui dont je vais vous parler qui est une montagne de m**...

 

Tombe fleurie

 

Imaginez, c'est le père qui a la garde de leur fille. La mère "handicapée - tarée", selon les termes de l'avocat du père - un type bien, celui-là (je parle de l'avocat !), ne paie rien pour sa fille. Zéro euros de pension alimentaire. Elle a pourtant tout ce qu'il faut pour vivre, sa tutelle veille sur sa pension d'handicapée et sur les 70 000 euros environ de la vente de la maison commune.

Mais elle ne doit rien payer pour sa fille. "C'est normal, dit l'avocat, en France on protège les handicapées tarées !"

Le pompon, c'est qu'il doit dorénavant assurer les trajets de sa fille vers la mère parce que ses ex-beaux-parents refusent de continuer à les faire. Au bout de 8 mois, ils n'ont pas traîné. Il reste 12 ans environ jusqu'à la majorité de la môme - jolie môme qui n'avait rien demandé.

Comme dit l'avocat, "mais envoyez les bouler, vous êtes déjà le dindon de la farce dans ce divorce !"

Cela prendra au père, trop bon (faudrait pas décevoir ses ex-beaux-parents - rester le gendre idéal !) environ 3 heures chaque dimanche où ses ex-beaux-parents la prendront pour que leur petite-fille aille voir sa mère. Le rythme, là aussi, s'est ralenti, à une fois (une heure, en gros) toutes les 3 semaines... Il paraît que ça suffit à la mère comme à la fille, c'est dire l'ampleur du lien...

Autant de temps en moins pour le père pour être avec son amoureuse le week-end - pauvre pomme qui n'avait rien demandé.

Si je vous dis qu'elle n'a qu'une envie, c'est de fuir en courant et aller photographier des tombes, vous la comprenez ?